A A A
Assurance

Assurance : que va changer le PQAP?

6 novembre 2015 | La rédaction | Commenter

  • commenter
  • envoyer
  • imprimer

À compter du 1er janvier prochain, les personnes désireuse d’entamer une carrière en assurance de personnes au Québec seront soumis à de nouvelles normes d’entrée.

Ce nouveau programme, appelé Programme de qualification en assurance de personnes (PQAP), a pour but « d’actualiser et d’uniformiser, à l’échelle du pays, les exigences de compétences pour l’entrée en carrière en assurance de personnes au Canada », précise l’Autorité des marchés financiers (AMF).

Cela signifie que d’un océan à l’autre, la formation et les examens de certification seront désormais les mêmes. Jusqu’ici, « toutes les autres provinces avaient un seul programme et le Québec était la seule qui n’y participait pas », a déclaré à Conseiller.ca le porte-parole de l’organisme, Sylvain Théberge.

Le PQAP touche les disciplines et les catégories suivantes :

  • l’assurance de personnes;
  • l’assurance collective de personnes;
  • l’assurance contre la maladie ou les accidents;
  • les régimes d’assurance collective;
  • les régimes de rentes collectives.

Il remplacera l’actuel Programme de qualification du permis d’assurance-vie.

Chaque année, autour de 2 700 personnes passent des examens de certification en assurance de personnes, indique l’AMF. 

FINI L’EXIGENCE DU DEC MINIMAL

Peu importe la discipline ou la catégorie à laquelle ils se destinent, les candidats devront désormais réussir une seule et même « formation spécialisée portant sur l’assurance de personnes et l’assurance collective de personnes », lit-on sur le site web de l’AMF.

C’est là l’une des grandes nouveautés du PQAP.

De plus, le niveau de formation collégiale minimal – ou son équivalent – qui était exigé jusqu’ici pour les nouvelles recrues ne sera plus en vigueur. Cette nouvelle règle soulève des questions dans l’industrie, certains l’assimilant à une diminution des exigences de compétences. Du côté de l’AMF, on n’est pas de cet avis.

« C’est pour offrir une grande flexibilité à l’industrie, dit Sylvain Théberge. Actuellement, il y a des équivalences qui ont été développées pour certains candidats qui ne détenaient pas de diplôme d’études collégiales (DEC). […] Et on en est venu à la conclusion que l’important, c’est que la personne puisse démontrer qu’elle a acquis des compétences en assurance spécifiquement. Et c’est ensuite à l’employeur de déterminer ce qu’il souhaite aller chercher en complément. »

FISCALITÉ INTÉGRÉE ET QUATRE EXAMENS UNIFORMES

L’approche de formation a changé. Au lieu d’étudier en solo, chez eux, des manuels préparés pour chaque discipline ou catégorie en assurance de personnes, les candidats suivront une seule et même formation uniforme.

« On a combiné les compétences pour toutes les catégories et disciplines visées », dit le porte-parole de l’AMF.

« Jusqu’à présent, quelqu’un pouvait acheter les manuels auprès de l’Autorité, se former soi-même dans son salon et se présenter aux examens, illustre Sylvain Théberge. En exigeant une formation, on estime qu’il bénéficiera d’un accompagnement plus poussé et aura accès à davantage de ressources pour se préparer. »

Pour ce faire, l’AMF a déjà signé des ententes avec plusieurs diffuseurs de formation, essentiellement des cabinets de services financiers, des assureurs et autres joueurs de l’industrie, des cégeps et des organismes de formation privés. D’autres obtiendront leur accréditation de l’AMF sous peu. À terme, on en comptera quelques dizaines, estime l’organisme.

La même approche homogène a été adoptée pour les examens. Au lieu de passer des examens distincts pour l’assurance de personnes, pour l’assurance maladie et accidents ou encore pour l’assurance collective, par exemple, les candidats devront réussir quatre examens – les mêmes – pour toutes ces disciplines, ajoute Sylvain Théberge.

Changement de cap aussi pour l’évaluation des connaissances liées à la fiscalité. « Au lieu d’avoir un examen qui porterait à la fois sur la fiscalité relative à l’assurance vie ou aux fonds distincts, par exemple, on a intégré toutes les questions fiscales relatives à l’assurance vie dans l’examen portant sur l’assurance vie. L’examen sur l’assurance maladie inclut des questions de fiscalité sur ces produits, etc. La fiscalité a ainsi été contextualisée, selon les produits auxquels elle se rapporte. »

Les nouveaux examens de l’AMF continueront, quant à leur forme, à être composés de brèves études de cas et de questions à choix multiples.

« Aucun changement ne sera apporté à la structure des périodes probatoires », indique également l’AMF. Ces périodes constituent l’étape suivante pour les candidats ayant réussi les examens. De plus, comme à l’heure actuelle, l’organisme continuera d’exiger des périodes probatoires distinctes et d’émettre des certificats propres à chaque discipline et catégorie.

CANDIDATS ACTUELS : RIEN NE BOUGE

La mise en œuvre du PQAP n’affectera pas les personnes qui détiennent déjà l’un ou l’autre des certificats en assurance de personnes ou celles qui prévoient avoir terminé leurs examens d’ici là.

Par ailleurs, son implantation « ne modifie pas la portée des certificats de représentant, souligne l’AMF. Les disciplines et leurs catégories de même que leur champ d’application resteront inchangés après le 1er janvier 2016 ».

La rédaction vous recommande : 

Loading comments, please wait.
Rogers médias numériques