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Hausse économique

Avez-vous pensé aux marchés frontaliers?

8 octobre 2013 | La rédaction | Commenter

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Après une année de rendements médiocres dans les pays émergents, plusieurs investisseurs se tournent vers les marchés d’avant poste, ou marchés frontaliers, dans l’espoir que les faibles prix et le potentiel de croissance intéressant pèseront plus lourd dans la balance que les risques de ces pays peu développés, rapporte le Financial Post.

Souvent considérés comme les tigres de demain, des pays comme le Nigeria, le Qatar, le Bangladesh ou la Colombie ont piqué la curiosité des gestionnaires d’actifs à la recherche d’entreprises bien gérées et dont la clientèle est issue de la classe moyenne. Les entreprises et les États des marchés frontaliers sont souvent moins endettés que les pays développés.

« C’est réellement l’une des catégories d’actifs les plus intéressantes, croit Gavin Graham, stratège en chef à INTEGRIS Pension management Corp., à Toronto. Il y a peu de marchés qui ne sont pas corrélés à une catégorie d’actifs majeure. Avec les taux qui sont tombés si bas, tout bouge dans la même direction. Mais pas les marchés frontaliers. »

M. Graham explique au Financial Post que n’importe quel investisseur qui détient des actions internationales devrait augmenter son exposition aux marchés frontaliers, surtout depuis que des marchés émergents comme la Chine, l’Inde et le Brésil sont devenus plus corrélés aux pays développés, détruisant ainsi leur attrait principal, la forte croissance. La preuve, depuis le début de 2012, l’indice MSCI’s Frontier Market a augmenté de 20,1 %, soit trois fois la performance de l’indice des pays émergents, qui a monté de 7 %.

Mais les risques sont grands. Lors de la crise financière de 2008, l’indice de MSCI a perdu près des deux tiers de sa valeur en huit mois. Et il vaut toujours un peu plus que la moitié de sa valeur de 2008.

Même si les fonds Excel n’ont pas de fonds axé sur les marchés frontaliers, David Kunselman, gestionnaire de portefeuille pour Excel à Mississauga, estime ces marchés. « Nous aimons ces pays. Pour nous, les marchés frontaliers sont presque des marchés émergents, dix ans à l’avance. Ils sont les prochaines économies émergentes. »

En plus des fonds américains et européens investis dans les marchés frontaliers, certains FNB, dont le BlackRock Frontiers Investment Trust, sont également investis dans ce secteur.

Et là où certains investisseurs voient du risque, dans des pays comme l’Argentine, l’Égypte ou le Pakistan, plusieurs gestionnaires d’actifs ne voient que de la volatilité.

Thomas Vester Nielsen, gestionnaire de portefeuille des marchés frontalier à Lloyd George Management, une filiale de la BMO, explique au Financial Post que la beauté quand on détient 40 actions de deux douzaines de pays en développement est qu’elles n’ont pas de corrélation entre elles. Les problèmes en Géorgie n’affecteront pas le Cambodge et un conflit au Kenya n’affectera pas les actions des Émirats Arabes Unis.

Investir dans les marchés frontaliers permet de diversifier le portefeuille, ce qui est plus qu’apprécié dans un contexte où les problèmes de la zone euro et la politique monétaire des États-Unis peuvent faire baisser les cours des actions, des obligations et des marchandises dans un après-midi.

À lire : Marchés frontaliers : faut-il céder à la tentation?

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