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Baisse de la rentabilité de Desjardins Sécurité Financière

31 mai 2006 | Commenter

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(31-05-2006)Bien que ses revenus aient été en hausse de 14 % au 1 er trimestre de 2006, Desjardins Sécurité Financière(DSF)a vu son bénéfice net diminuer de 4,7 % à 30,4 millions de dollars.

DSF explique cette baisse de rentabilité par un nombre accru de demandes d’indemnisation en invalidité de longue durée. DSF n’a pas voulu divulguer de données précises, mais elle parle d’une « détérioration marquée » en comparaison avec la même période de 2005.

Alban D’Amours, pdg de DSF(et du Mouvement Desjardins)s’est quand même dit satisfait des résultats. Il a souligné la bonne performance de DSF dans le marché hautement concurrentiel de l’assurance-vie au Canada. « Desjardins Sécurité Financière continue de s’affirmer dans son marché, notamment à l’extérieur du Québec, où elle joue un rôle stratégique pour le développement et la pénétration du marché canadien. Dans ce contexte, ses résultats répondent aux attentes. »

En assurance collective, le bénéfice net a atteint 18,9 millions de dollars. Les ventes des produits qui s’adressent aux groupes et aux entreprises ont progressé de près de 25 % pour atteindre 42 millions de dollars. La percée en assurance collective amorcée l’an dernier à l’extérieur du Québec s’est poursuivie avec une croissance des ventes de 27,4 % par rapport à celles de 2005. Quant aux primes, elles se chiffrent à 289,8 millions de dollars, en hausse de 19,4 millions. « L’adhésion de nouveaux groupes, dont neuf ayant des primes supérieures à 1 million de dollars, et la croissance naturelle des groupes déjà en place expliquent ces excellents résultats », a indiqué DSF. Les primes liées aux régimes offerts par le biais des institutions financières, et plus particulièrement à l’assurance crédit, se sont chiffrées à 111,9 millions de dollars, en légère hausse par rapport à 2005. Enfin, à 6,9 millions de dollars, les primes en assurance directe sont supérieures de 18 % au résultat du 1er trimestre de 2005.

En assurance individuelle, le bénéfice net s’est établi à 10,4 millions de dollars. C’est 50 % de mieux qu’en 2005. L’augmentation marquée du portefeuille Vision et la hausse de la prime moyenne pour toutes les protections vendues par l’intermédiaire des conseillers en sécurité financière attitrés aux caisses ont contribué à ce bond. Quant aux ventes, elles sont sensiblement au même niveau que l’an dernier, soit 8,3 millions de dollars.

Pour ce qui est du secteur de l’épargne retraite, le bénéfice net a été de 1,1 million de dollars, en forte baisse par rapport aux 4,4 millions affichés l’an dernier. Pourtant, les ventes globales ont plus que doublé. Elles ont atteint 225,4 millions, comparativement à 104,1 millions l’an dernier. DSF explique cet apparent paradoxe par le décalage qui peut exister entre le moment où l’on conclut les contrats et celui où les bénéfices se concrétisent.

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