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Banques américaines : la « Règle Volcker » entre finalement en vigueur

28 juillet 2015 | La rédaction | Commenter

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La « Règle Volcker », qui vise à empêcher les banques de faire des paris spéculatifs risqués pour leur propre compte avec l’argent des épargnants, est entrée en vigueur la semaine dernière aux États-Unis, se félicite le Mouvement d’éducation et de défense des actionnaires.

Baptisée du nom de l’économiste américain Paul Volcker, directeur de la Réserve fédérale entre 1979 et 1987 et actuel conseiller du président Barack Obama, cette règle fait partie d’une série de réformes imposées à Wall Street par Washington pour assainir le milieu de la finance après la crise de 2008.

CINQ ANNÉES DE RETARD

Comme le rappelle le site d’information Fortune (en anglais), elle devait prendre effet dès 2010, mais a été retardée à plusieurs reprises en raison de poursuites destinées à la faire modifier.

D’après Fortune, qui reprend des informations publiées par le New York Times, ces reports successifs ont permis à certains établissements bancaires, spécialement Bank of America, Citigroup et Goldman Sachs, de prendre le temps d’abandonner ou de vendre leurs activités et leurs produits financiers ciblés par les autorités.

« L’objectif [de la Règle Volcker] était d’éloigner les banques du type d’opérations de couverture qui place les clients en danger, ainsi que d’aider à prévenir une autre crise comme celle qui a mis l’économie des États-Unis à genoux en 2008 », précise Fortune.

UN PROJET ÉDULCORÉ?

Malgré cela, l’Associated Press rapportait mercredi dernier que des membres du Parti républicain tentent encore de la faire réviser au Sénat en y ajoutant une mesure qui redonnerait notamment davantage de liberté aux prêteurs par rapport aux règles sur les prêts hypothécaires.

Selon des élus démocrates au Congrès, cette mesure prévoirait par ailleurs des coupes budgétaires au sein de l’Agence du revenu, chargée de percevoir les taxes et les impôts, ainsi que dans d’autres agences fédérales impliquées dans la réforme de Wall Street, diminuant ainsi leur marge de manœuvre et leurs capacités de surveillance du marché.

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