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Battre le S&P/TSX depuis 2008… c’est possible!

24 janvier 2013 | La rédaction | Commenter

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David Ramsay, président de Calrossie Investment Management, gère un fonds qui a battu l’indice S&P/TSX d’environ 34 % depuis son lancement en avril 2008, rapporte le quotidien torontois Financial Post. Ce fonds, Calrossie Partners Fund, a également superformé comparativement au marché au cours de cinq dernières années. Son rendement moyen a été de 3,5 % pendant la même période.

M. Ramsay convient qu’il est difficile de prévoir les bulles, comme la bulle techno de 2000. C’est pourquoi son fonds cible surtout des entreprises qui devraient bien performer, compte tenu du contexte économique.

À la fin de l’année dernière, rapporte le Financial Post, le secteur dans lequel le fonds avait investi le plus était le secteur bancaire canadien. M. Ramsay fait remarquer que les banques, tout comme les compagnies d’assurance, font des profits quand les taux d’intérêt augmentent, ce qui permet d’atténuer l’effet négatif de ces mêmes taux d’intérêt sur les autres titres (pipelines, services publics et infrastructures, fonds de placement immobilier). D’ailleurs, les pipelines et les services publics et infrastructures composent 11 % du fonds géré par David Ramsay, alors que les fonds de placement immobilier comptent quant à eux pour 9 % du portefeuille.

Par ailleurs, M. Ramsay n’achète que des fonds de placement immobilier dont le bilan est très solide, comme le fonds Allied Proprieties ou les fonds canadiens. « Je crois que plusieurs personnes regretteront d’avoir abandonné trop vite, dans le cycle actuel en matière d’immobilier », avance-t-il.

Il explique également que la partie la plus active de son portefeuille détient habituellement de 20 à 30 titres nord-américains, issus de différents secteurs.

Qu’achèterait-il?

  • Cogeco Cable (CCA/TSX)
    Récemment acquis par le fonds, le cours de l’action de Cogeco est sensiblement en baisse par rapport à son sommet, qui a duré 52 semaines. C’est le résultat, selon M. Ramsay, du fait que les investisseurs accordent trop d’importance à deux acquisitions récentes qu’a fait Cogeco ainsi qu’à des résultats d’exploitation médiocres l’année dernière. « Alors que le déclin du cours de l’action a été en partie justifié, étant donné incursion désastreuse de l’entreprise dans le secteur portugais du câble, l’ampleur de la baisse compense efficacement une quantité importante des primes payées pour cette acquisition, ce qui en fait une assez bonne affaire malgré tout », explique-t-il. Le plus gros défaut de ce titre, selon lui, est qu’il pourrait ne pas tenir ses promesses.
  • Jean-Coutu (PJC.A/TSX)
    Selon M. Ramsay, le titre de ce géant de la pharmacie n’est pas donné — la qualité l’est rarement —, mais c’est un excellent investissement à long terme, précise-t-il. « La société bénéficiera des besoins pharmaceutiques croissants d’une population vieillissante — une tendance démographique qui devrait plus que pallier les récentes pressions exercées sur les prix des médicaments par les gouvernements provinciaux — et d’un commerce des médicaments génériques en expansion, affirme-t-il. En outre, Jean Coutu a un bilan presque sans dette et offre la perspective de plusieurs années de hausses de dividendes. » Le principal défaut de ce titre, selon lui est la réglementation provinciale en matière de médicament qui pourrait lui être défavorable.
  • Toronto-Dominion Bank (TD/TSX)
    Pour David Ramsay, le titre de la TD est sorti relativement indemne de la crise financière mondiale, ce qui a permis l’augmentation de sa valeur comptable de 66 %, à 49 $, et qui a permis l’augmentation de son dividende de 35 %, à 3,08 $. « Non seulement les actions de TD permettent d’investir dans le très rentable secteur bancaire personnel et commercial canadien (environ 50 % des bénéfices), de la gestion de fortune (20 %) et des services bancaires de gros (10 %), mais elles offrent de plus une exposition au secteur bancaire américain (20 %) et conséquemment à la reprise de ce secteur », explique-t-il. Le plus grand risque avec ce titre surviendra s’il y a une crise financière mondiale, croit-il.
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    Que vendrait-il?

  • Canadien Pacifique (CP/TSX)
    M. Ramsay est confiant que le chef de la direction du Canadien Pacifique, Hunter Harrison, fera un excellent travail en matière de réduction des coûts et quant à la dynamisation de l’entreprise. Il croit cependant que le potentiel de croissance du titre est presque nul, puisque le prix de l’action est en hausse de plus de 50 % dans la dernière année, comparativement à 20 % pour le Canadien National. Cependant, ce titre a un point positif, soit le fait que le CP est en mesure de transporter beaucoup plus de pétrole que le CN.
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