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Épargne

Beaucoup d’épargnants sont vulnérables aux imprévus

14 août 2012 | Ronald McKenzie | Commenter

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Un toit qui coule ou une auto qui vient de rendre l’âme pourraient mettre à mal les finances de plusieurs de vos clients, si l’on en croit la Banque CIBC.

En effet, un sondage réalisé le printemps dernier indique que 45 % des Canadiens (43 % au Québec) n’ont pas de fonds d’urgence. En cas de pépin, la CIBC croit que les personnes prises de court pourraient être obligées de puiser dans leur REER ou de contracter des dettes pour régler ces dépenses imprévues. Or, cela « risque d’entraver la réalisation de leurs objectifs financiers à long terme », note l’institution financière.

« Il est important de faire la différence entre un fonds d’urgence, l’épargne-retraite et d’autres objectifs d’épargne. Un fonds d’urgence doit être un compte distinct auquel on contribue régulièrement et même s’il est accessible, il ne faut y toucher qu’en cas d’urgence », souligne la CIBC.

Et si l’on s’est constitué une telle réserve, il est important de ne pas oublier que les urgences n’arrivent pas qu’une fois dans la vie. Dès que ce fonds est sollicité, il est important de le renflouer afin d’être prêt pour le prochain événement.

L’étude de la CIBC démontre également que :

* Les Canadiens âgés de 45 à 64 ans sont le plus susceptibles d’être préparés en cas d’urgence, et 60 % déclarent avoir mis de l’argent de côté dans un fonds d’urgence. « Cela pourrait s’expliquer par leur expérience de la vie – ils ont sans doute eu des urgences par le passé et ils ont appris à mettre de l’argent de côté pour les mauvais jours », a commenté la CIBC.

* La probabilité d’avoir un fonds d’urgence diminue parmi les Canadiens plus jeunes : seulement 51 % des participants âgés de 18 à 44 ans déclarent que leur foyer a un fonds d’urgence.

En règle générale, il faut mettre de côté trois mois de revenu pour parer aux imprévus. Il existe plusieurs façons de constituer un fonds d’urgence. La plus simple consiste à effectuer des versements automatiques d’un compte-chèques à un compte d’épargne ouvert spécifiquement à cette fin. Des virements à chaque période de paie, par exemple, facilitent l’implantation de cette stratégie.

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