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Berkshire communique avec ses clients dans l’affaire Portus

6 mai 2005 | Commenter

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(06-05-2005)Aprèsdes mois de silence, la direction de Berkshirea finalement envoyé une lettre d’explication àses clients à qui ses conseillers en placement ont vendudes parts de fonds spéculatifs de la firme Portus. Cettedernière est présentement sous enquête pourfraude par la Commission des valeurs mobilières de l’Ontario.

Bienque la missive souligne que Berkshire est «préoccupé»par l’imbroglio qui prévaut au sein de Portus, onse garde bien toutefois d’offrir aux clients une quelconquegarantie, comme celle qui a été présentéepar Manuvie dernièrement.

Rappelonsque les clients référrés à Portuspar les conseillers du réseau de Manuvie peuvent échangerleur placement contre un billet à capital protégé,un CPG ou un remboursement au comptant. Le billet et le CPG ontété spécialement conçus par Manuviepour le bénéfice des clients qui ont placéavec Portus.

Berkshirea également prétendu que le nombre de clients invitésà investir avec Portus par les conseillers du groupe Berkshirea été largement surestimé par la presse financière.Des 26 000 investisseurs présumés détenantdes parts avec Portus, il appert que les conseillers de Berkshireen ont recruté 2 200, affirme Berkshire, «ce quireprésente moins de 9% de tous les clients de Portus.»

Berkshireajoute néanmoins qu’on a choisi de ne pas s’adresseraux médias pour s’expliquer publiquement, «nouspouvons cependant vous assurer que Berkshire a fait tout le nécessaireen coulisse pour prendre la situation en main».

«Parexemple, Berkshire a pleinement collaboré avec les autoritésde réglementation dans la poursuite de leur enquête,a travaillé de manière proactive à revoiret à estimer les procédures possibles de séquestreet s’est affairé à développer une initiativevenant du secteur afin de traiter le cas Portus.»

Malgrétout, la réticence de Berkshire à offrir des explicationspubliques concernant les problèmes rencontrés avecPortus a irrité plusieurs conseillers. Selon des sourcesgénéralement bien informées, Berkshire feraitaussi l’objet d’un baîllon très sévèrequi les empêche de dire quoi que ce soit au sujet de Portus.

Néanmoins,des commentaires sur la question ont été formuléssur le forum de discussion Talvest Town Hall, sur le site de Advisor.caindiquant que la société-mère de Berkshire,AIC, et son fondateur Michael Lee-Chin ont d’autres préoccupationsdans cette affaire qui importent bien davantage tout ennui relatifau cas Portus.

«Jene peux imaginer Michael Lee Chin couvrir les pertes encouruespar les investisseurs [avec Portus]…», écritl’un des participants au forum de discussion Talvest TownHall. «…Il doit rembourser d’abord les milliersd’investisseurs quittant les fonds AIC.»

AICest en rachat net depuis les trois dernières années.Au cours de cette période, son actif sous gestion a périclitépar plus du tiers, passant d’un sommet de 15,4 milliards,à environ 9,5 milliards de dollars à la fin du moisdernier. La valeur des rachats nets sur les fonds de AIC a atteint312 millions en avril dernier, soit la pire performance de l’industrieen la matière.

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