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Bill Miller voit des profits à venir dans des secteurs aujourd’hui à la baisse

7 novembre 2007 | Commenter

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Bill Miller, le gestionnaire du fameux Legg Mason Value Trust, dont la mauvaise performance se reflète sur l’indice Standard & Poor’s pour la deuxième année consécutive, prévoit que les secteurs financiers, de la consommation et autres secteurs aujourd’hui défavorisés par les conditions actuelles enregistreront des gains au cours des cinq prochaines années.

« Les meneurs seront les sociétés à grande capitalisation en dollars américains, et leur croissance englobera tous les titres dont personne ne veut actuellement », écrivait récemment Bill Miller dans une lettre à ses actionnaires.

La Banque JPMorgan Chase, la troisième en importance aux États-Unis et le sixième plus important holding détenu par Bill Miller, est revenue à sa valeur d’il y a 17 mois sur la Bourse de New York. Citigroup, qui vient en 15e position dans le fonds géré par Bill Miller, a perdu 36 % de sa valeur en 2007. Les actifs du Legg Mason Value Trust sont composés à 15 % de titres du secteur financier et à 27 % de parts du marché de la consommation.

Âgé de 57 ans, Bill Miller a démontré ses capacités de gestionnaire en battant l’indice S&P 500 durant 15 ans, une performance record qui s’est arrêtée en 2006. Son fonds de 19,2 milliards de dollars US a grimpé de seulement 0,6 % cette année, à la remorque de l’indice S&P par sept points. Devant la piètre performance de son fonds face à ses concurrents, les investisseurs ont retiré quelque 9,6 milliards de dollars de son portefeuille d’actions au 3e trimestre de cette année.

Le Legg Mason Value Trust a été durement  touché par la crise des hypothèques à risque, titres que Bill Miller a commencé à acheter il y a 18 mois, notamment ceux de la Countrywide Financial. Plusieurs banques, telles Merrill Lynch, Citigroup, l’indice Amex Securities Broker/Dealer et des détaillants comme Sears, le 11e plus important investissement du fonds de Bill Miller, ont également vu la valeur de leurs titres dégringoler. Bill Miller, qui tente maintenant de diversifier ses positions, possédait en septembre dernier des actions de 45 entreprises américaines, soit la moitié moins qu’un fonds américain courant, selon les estimations de Morningstar.

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