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Économie

Bourse : 5 questions courantes

10 septembre 2013 | La rédaction | Commenter

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Les remarquables performances boursières des derniers mois suscitent de plus en plus d’interrogations chez les investisseurs. Le temps est-il encore propice pour acheter? Au contraire, est-ce le moment de vendre?

Peter Hodson, président de la firme-conseil 5i Research et chroniqueur au quotidien The Financial Post, passe en revue les cinq questions que ses clients lui ont le plus souvent posées au cours des 18 derniers mois.

1. Quand les parts des fonds de placements immobiliers (REIT) vont-elles cesser de descendre? « Le secteur des REIT a surperformé pendant des années, puis, bang ! il s’est mis à chuter », constate Peter Hodson. Dans certains cas, les reculs ont été de 20 %, de quoi effrayer – à juste titre – les investisseurs qui voient dans les REIT un placement sûr. Malgré son expertise, Peter Hodson ne peut expliquer ce phénomène. On sait que les REIT sont sensibles aux variations des taux d’intérêt, mais ces derniers n’ont pas bougé depuis des mois! On sait aussi que les REIT continuent d’être rentables et de distribuer leurs revenus avec régularité. Que peuvent donc leur reprocher les marchés? Mystère.

Alors quoi? Eh bien, les investisseurs doivent prendre leur mal en patience et ne consacrer qu’une petite partie de leur portefeuille aux REIT. « Oubliez les gains pour un certain temps. Profitez des revenus que génèrent les REIT », conseille-t-il.

2. Pourquoi mes actions reculent-elles de 2 % aujourd’hui? Autre question qui demeure sans réponse la plupart du temps. En l’absence de mauvaise nouvelle, de transactions d’initiés ou de choc économique, seuls les caprices du marché peuvent justifier ces fléchissements imprévisibles. Aussi bien s’y faire. Peter Hodson dit aux investisseurs qu’ils doivent être capables de supporter des chutes de 5 % lorsqu’aucun événement significatif ne vient perturber les cours.

3. Combien d’actions différentes devrait contenir un portefeuille? «Les études démontrent que, à partir de 16 titres, les effets de la diversification commencent à diminuer », note le spécialiste. Malgré cette donnée, Peter Hodson estime qu’il faut de 20 à 25 titres pour construire un portefeuille bien équilibré.

4. Mes actions sont en hausse. Est-ce le temps de vendre? C’est la question la plus difficile à laquelle Peter Hodson doit répondre. En effet, il est agréable d’empocher des profits en ayant le sentiment d’avoir vaincu les marchés. Mais avant de passer trop rapidement à la caisse, il faut se poser deux autres questions : si ces actions montent, pourquoi les investisseurs continuent-ils à en acheter? Et pourquoi ceux qui en possèdent déjà devraient-ils s’en départir?

Certes, le besoin d’argent est l’un des motifs les plus valables de vendre des actions qui se sont appréciées. Mais si l’horizon de placement est éloigné dans le temps, Peter Hodson recommande à ses clients de conserver leurs titres gagnants et de liquider ceux qui sont perdants.

5. Le mois de septembre est le plus difficile pour les actions. Devrais-je les vendre pour dégager des liquidités? Non, tranche Peter Hodson. Vrai, le mois de septembre est reconnu pour être ardu à la Bourse. Sur une base historique, les pertes sont de 1 % en moyenne. Sauf que, certaines années, le marché grimpe. Ce fut le cas l’an dernier : le S&P/TSX a enregistré +3 % en septembre, signale le chroniqueur.

Et puis, il y a d’autres éléments financiers à considérer. Si vous vendez vos actions aujourd’hui dans l’intention de les racheter plus tard, vous devez mettre dans l’équation le coût de toutes les commissions liées aux opérations d’achat initial, de vente et de rachat subséquent. En outre, si vous rachetez vos actions plus tard à un cours supérieur à celui payé à l’origine, quel rendement devrez-vous obtenir pour combler la différence? Bonne question. Et si la vente génère un gain en capital imposable, quelle sera votre facture fiscale? Autre bonne question. « Il peut s’écouler des années avant de récupérer l’argent perdu dans l’espoir d’éviter une perte de 1 % », prévient Peter Hodson.

Le chroniqueur rappelle que la gestion de portefeuille n’est pas une science exacte. Les investisseurs ont le droit de poser toutes les questions à leurs conseillers. En revanche, ceux-ci ont le droit de ne pas pouvoir répondre à toutes.

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