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Inflation

Bourse : miser sur les États-Unis

13 octobre 2015 | La rédaction | Commenter

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« Les principaux indices boursiers américains devraient être capables de produire un rendement total de 8 à 10 % au cours des 12 prochains mois », estime Emory Sanders.

Dans un article paru sur Morningstar.ca, le gestionnaire de portefeuille principal et spécialiste des actions américaines à Gestion d’actifs Manuvie se montre ainsi deux fois plus optimiste que la CIBC, par exemple. Dans un récent rapport, les économistes Avery Shenfeld et Nick Exarhos tablent sur un rendement annuel de 5 % au sud de la frontière au cours de la prochaine année et, en fait, de la prochaine décennie.

« Le marché haussier aux États-Unis est loin d’être fini », affirme Emory Sanders, qui compare actuellement l’économie américaine à un navire stable en eaux tumultueuses.

Le gestionnaire de portefeuille s’attend à ce que la Réserve fédérale majore ses taux d’ici la fin de 2015. « Mais cette hausse sera plutôt minime », pense-t-il. Et il ne croit pas que cette décision plombera les marchés « parce qu’une hausse des taux serait l’indication d’une économie américaine plus solide », ajoute-t-il.

RETOUR SUR 2015

Entre le 1er janvier et le 30 août, rappelle Emory Sanders, deux des principaux indices américains ont produit les rendements négatifs suivants :

•  S&P 500 : – 2,9 %
•  Russell 3000 (qui regroupe 98 % des actions du marché boursier américain) : – 2,6 %

Sans surprise, les secteurs de l’énergie (- 15,9 %) et des matières premières (- 10,2 %) ont connu les pires rendements de l’indice Russell 3000 au cours de ces huit mois.

À l’inverse, la palme des meilleures performances revient aux secteurs des soins de santé (5,4 %) et des biens de consommation discrétionnaire (3,2 %).

OÙ INVESTIR?

Cependant, Emory Sanders a sous-pondéré la part du secteur de la santé, malgré sa vigueur, dans un de ses fonds-vedettes, le Fonds d’actions américaines toutes capitalisations Manuvie. « Le secteur des soins de la santé continue à être un secteur cher », estime-t-il.

En lieu et place, son équipe et lui ont « augmenté les avoirs dans les valeurs industrielles du fonds », composé d’environ 50 titres. Ils misent notamment sur des entreprises (comme le fournisseur mondial d’équipements United Rentals) qui ont été touchées par la baisse du prix de l’énergie.

Le secteur des services financiers américains est généralement « bon marché », dit-il. Ainsi, Morgan Stanley continue de figurer au palmarès des 10 principaux avoirs du fonds. Et BlackRock fait maintenant partie du portefeuille.

Emory Sanders a aussi fait le plein de titres d’Apple, car « l’action a reculé et nous y avons vu une occasion », souligne-t-il. Il a aussi confiance en Ralph Lauren, grand manufacturier américain de vêtements, d’accessoires et de produits haut de gamme « en cours de restructuration » et en pleine expansion internationale.


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