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Bourse ou immobilier?

19 octobre 2011 | Gérard Bérubé | Commenter

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En période de volatilité, vaut-il mieux investir dans la Bourse… ou dans l’immobilier?

L’ inquiétude revient hanter la Bourse et la volatilité parfois forte incite nombre d’investisseurs à s’éloigner du marché des actions pour jeter leur dévolu sur des éléments d’actif plus tangibles. Si l’immobilier ressort naturellement dans cette recherche d’un univers plus sécuritaire, la conjoncture actuelle n’en fait pas une solution de rechange pour autant. L’immobilier a sa place dans un portefeuille diversifié, mais le contexte ne se prête pas à une surpondération.

Le cabinet Orientation Finance résume bien la problématique. « Une inflation supérieure à 2 %, combinée à des revenus totalement imposables à l’extérieur des REER grugent le rendement des obligations ou des dépôts dans les institutions financières avec de très faibles taux d’intérêt. » Pour leur part, les actions sont nettement sous-évaluées en termes de cours-bénéfices et de valeur comptable, mais elles n’ont pas ou peu rapporté de rendement depuis 10 ans. « Elles ont un potentiel intéressant d’augmentation au cours des prochaines années, mais elles font peur aux investisseurs, étant très volatiles et réactives aux moindres mauvaises nouvelles économiques mondiales. »

Quant à l’immobilier, « il n’est pas accessible à tous. Les études publiées depuis un an avisent les investisseurs des faibles perspectives pour les années à venir, le marché étant surévalué au Canada. »

Attention à la surpondération
Éric Brassard, associé au cabinet Brassard Goulet Yargeau, Services financiers intégrés, accorde actuellement à l’immobilier un poids moyen de 10 % dans les portefeuilles. « L’immobilier a sa place, mais je n’irais pas dans la surpondération sauf, peut-être, aux États-Unis. » Quoique l’achat direct aux États-Unis n’est pas sans contrainte, tant en ce qui concerne la mise de fonds que l’imposition. Dans sa ventilation, le planificateur financier pense à l’achat indirect, sous forme de fonds de placement ou d’investissement immobilier. « L’achat direct s’inscrit dans une toute autre réalité. »

Et à titre de propriétaire, Éric Brassard fait la distinction entre l’achat d’une résidence principale et l’investissement dans un multilogements. « Avec la résidence principale, ce que l’on recherche c’est un chez-soi à son coût. Ce n’est plus une question de rentabilité et de rendement, mais aussi, et surtout une question de qualité de vie, de choix de vie. Sur le plan rationnel, on cherchera à faire un achat intelligent, bien financé. »

Avec un plex, « on entre dans un autre monde. C’est une petite « business » en soi. Il y a les taxes à payer, les rénovations à faire, les réparations à effectuer, les revenus à collecter, les locataires à s’occuper…Tout cela peut devenir soit le paradis, soit l’horreur. Lorsque l’on fait comprendre cela, on éloigne un nombre important d’investisseurs. »

« C’est probablement le marché le plus imparfait, en ce sens que d’un point de vue géographique aucun lieu n’est pareil, ajoute-t-il. Cela fait appel à une compétence particulière. Mais il reste que l’immobilier bien géré peut être très payant. »

Voir la partie 2

Cet article est tiré de l’édition d’octobre du magazine Conseiller. Consultez-le en format PDF.

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