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Baisse économique

Bourses mondiales imprévisibles : à qui la faute?

29 septembre 2015 | La rédaction | Commenter

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Les soubresauts qui ont affecté les marchés ces derniers mois ne sont pas seulement dus aux craintes concernant la Chine ou aux atermoiements de la Réserve fédérale, estime Le Figaro dans son édition d’hier.

De chutes vertigineuses en rebonds spectaculaires, les investisseurs ne savent plus trop sur quel pied danser face au retour de la volatilité sur le marché.

Leur humeur « varie selon les nouvelles économiques venues de Chine, dont les marchés redoutent l’atterrissage brutal, et les petites phrases des membres de la banque centrale américaine, qui attisent ou apaisent tour à tour les craintes de voir la croissance américaine flancher », écrit le quotidien français.

Avec, en fin de compte, « des changements de direction brutaux dans les marchés, des mouvements de très forte amplitude dans la même journée, dans des volumes de transaction importants », note Franck Nicolas, directeur investissement chez Natixis, à Paris.

PERTE DE CRÉDIBILITÉ

Si l’on en croit certains observateurs, cités par Le Figaro, les marchés « jouent à se faire peur » et leurs fluctuations sont pour le moins exagérées. « La croissance américaine est bien là, l’Europe se reprend. Et les marchés analysent mal ce qui se passe en Chine, où l’économie ne s’effondre pas », note Vincent Juvyns, analyste chez JPMorgan.

En revanche, poursuit le quotidien, d’autres experts voient plutôt dans ce retour de la volatilité un indice que les marchés doutent de la politique des banques centrales, à commencer par celle de la Réserve fédérale américaine.

« Les banques centrales perdent en crédibilité, leur action n’est plus lisible, explique Pierre-Alexis Dumont, directeur de la gestion actions de Groupama. La Fed dit qu’elle veut monter ses taux, sans jamais le faire. Elle est devenue dépendante des marchés et prend ses décisions en fonction de leurs réactions, pour éviter qu’ils ne se retournent. »

« IL N’Y A PLUS D’AMORTISSEUR »

De même, les bas taux d’intérêt actuels contribueraient à aggraver la situation, juge Frank Nicolas : « Autrefois, les gérants comptaient sur les intérêts des obligations pour amortir les chocs encaissés sur les actions. Aujourd’hui, le rendement des obligations est extrêmement faible, il n’y a plus d’amortisseur et, pour éviter de subir de trop lourdes pertes quand le marché se retourne, il faut en sortir très vite. »

La solution? Selon Pierre-Alexis Dumont, les marchés retrouveront un peu de calme « le jour où la croissance économique recommencera à fonctionner sans les banques centrales et à s’autoalimenter ».


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