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Canada : les délits économiques à un sommet de six ans

20 novembre 2009 | Ronald McKenzie | Commenter

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Cinquante-six pour cent des entreprises canadiennes sondées par la firme PricewaterhouseCoopers indiquent avoir été victimes d’un délit économique au cours des 12 derniers mois. Il s’agit d’un bond de 10 % par rapport aux résultats obtenus en 2003. Pour le quart de ces entreprises, la perte directe se chiffre à 500 000 $US.

Selon la firme de management, les délits économiques sont de quatre ordres :

1. Détournement d’actifs ou le vol d’actifs corporels. Ce type de méfait touche a touché 83 % des entreprises canadiennes qui se disent victimes d’un délit économique.

2. Fraude liée à la comptabilité. Trente et un pour cent des entreprises canadiennes ont indiqué en avoir subi une au cours des 12 derniers mois.

3. Blanchiment d’argent. Près de 30 % des firmes canadiennes interrogées ont relevé des cas de blanchiment d’argent dans leurs activités.

4. Versement de pots-de-vin et corruption. Les résultats de l’enquête montrent que 7 % des répondants au Canada ont été victimes de cette pratique nuisible.

Les auteurs des délits économiques sont habituellement des personnes étrangères à l’entreprise. Mais une inquiétante proportion de 38 % des participants ont admis que c’étaient leurs employés qui les avaient fraudés.

À l’échelle mondiale, ce sont les firmes de communications, d’assurance, de services financiers, d’hôtellerie et de loisirs qui sont les plus susceptibles d’être l’objet d’un délit économique. C’est que ces secteurs tendent à attirer les fraudeurs en raison de la nature de leurs produits ou services. Comme ces entreprises savent qu’elles sont visées, elles adoptent généralement des mesures antifraudes plus proactives et plus robustes que la moyenne.

Au Canada, le secteur des ressources naturelles et les organismes gouvernementaux connaîtront probablement une forte croissance au cours des prochains mois, alors que les entreprises canadiennes exerceront de plus en plus d’activités dans les marchés émergents et que les gouvernements continueront de soutenir la reprise économique. Ils devront donc se montrer vigilants à l’égard des nouveaux risques qui se présenteront, notamment en matière de corruption et de dépenses abusives.

« Chaque organisation […] se doit d’élaborer un programme antifraude rigoureux et d’accorder une attention toute particulière à la gestion du risque de fraude au cours de la prochaine année. Qui sait ? Le pire n’est peut-être pas derrière nous », prévient PricewaterhouseCoopers.

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