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Ce que le huard prend, il doit le rendre (EN FRANÇAIS)

3 mai 2016 | La rédaction | Commenter

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Dollar_monnaie_425Du point de vue d’un économiste, la récente reprise du dollar canadien n’est pas une si bonne nouvelle. En fait, il vaudrait mieux qu’il revienne à son creux du temps des Fêtes, juge Luc de la Durantaye, directeur général, répartition de l’actif et gestion des devises à Gestion d’actifs CIBC.

Cliquer ici pour entendre l’entrevue complète en baladodiffusion sur Gestionnaires en direct.

« La force du huard au premier trimestre en a surpris plusieurs. Mais dorénavant, il faut qu’il demeure sous-évalué pour soutenir le rééquilibrage des secteurs exporateurs canadiens », dit M. de la Durantaye.

En effet, la balance commerciale du pays est encore en déficit, et un dollar faible donne un sérieux avantage aux exportateurs sur les marchés internationaux, à commencer par les États-Unis.

« À court terme, nous nous attendons à ce que le huard redonne une portion des gains qu’il a connus pour être à nouveau sous-évalué. Il est tributaire des prix du pétrole, or il est un peu tôt pour que ces derniers continuent de s’apprécier. Une fois qu’il sera revenu à ses creux de la fin 2015 et du début 2016, nous serons plus acheteurs », dit l’expert.

De l’autre côté de la frontière, pendant ce temps, le scénario est à l’opposé, constate M. de la Durantaye.

« Le dollar américain a connu une de ses plus fortes tendances haussières en quarante ans, et cela met de la pression sur l’économie et sur la banque centrale. On a vu celle-ci resserrer sa politique monétaire en conséquence. Nous nous attendons à ce que le billet vert revienne dans une fourchette plus volatile, mais à un niveau moindre d’appréciation. Car en ce moment, il fait mal à l’économie américaine. »

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