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CELI : toujours incompris et peu utilisé

5 janvier 2011 | Ronald McKenzie | Commenter

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celi-1Même si près de 5 millions de Canadiens ont ouvert un compte CELI depuis janvier 2009, il reste que la vaste majorité d’entre eux n’en profitent pas pleinement, indique un sondage d’ING Direct.

Selon l’étude, 87 % des Canadiens ayant un CELI l’utilisent en tant que fonds d’urgence ou placement à court terme, comme s’il s’agissait d’un compte d’épargne. Cette forte proportion ne surprend pas vraiment ING Direct, car 47 % des personnes interrogées ne savent pas trop quels types de placements elles peuvent y mettre. De plus, seulement 13 % songent à des produits comme des fonds communs, qui peuvent éventuellement générer des rendements plus élevés.

Cette situation désole la banque en ligne, qui rappelle que les CELI fonctionnent très différemment des REER. Notamment, les épargnants ne subissent aucune répercussion fiscale lorsqu’ils retirent leurs fonds et ils ne perdent pas de droits de cotisation à long terme. En outre, ils n’ont pas besoin d’avoir des revenus gagnés pour contribuer. Seul le critère d’âge (avoir 18 ans ou plus) semble contraignant. Enfin, ils peuvent y placer une grande diversité de placements à l’abri de l’impôt dans le cadre d’une stratégie d’épargne-retraite à plus long terme.

En 2011, ajoute-t-elle, les plafonds de cotisation passeront à 15 000 $. Cela signifie que les CELI pourront occuper une plus grande place dans les portefeuilles de placement et donner lieu à plusieurs stratégies financières intéressantes.

Par exemple, les retraités qui ne gagnent plus de revenus et qui ne peuvent plus cotiser à un REER peuvent employer le CELI comme une solution de rechange pour mettre à l’abri des gains en capital. Les plus jeunes et les personnes aux revenus inférieurs qui ne profitent pas des plus grands avantages des REER utiliseront judicieusement le CELI comme une excellente façon de mettre de l’argent à l’abri de l’impôt, tout en capitalisant sur la puissance des intérêts composés à plus long terme.

Malgré les nombreux atouts qu’ils recèlent, les CELI continuent d’être boudés par les Canadiens. Selon ING Direct, à peine le tiers des personnes admissibles en ont un. «Le secteur financier doit s’employer à mieux informer les épargnants», conclut l’institution financière.

Consultez notre dossier CELI. Riche de quelque 40 articles, il constitue une référence en la matière au Québec.


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