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Épargne

CIBC : « Les investisseurs évoluent dans un marché mature, pas dans une bulle »

25 juin 2014 | La rédaction | Commenter

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Les investisseurs ne devraient pas considérer le marché boursier actuel comme une bulle, mais plutôt « comme un marché haussier parvenu à maturité », estime CIBC dans une analyse publiée en début de semaine.

« Cela se caractérise par une progression plus lente, dépendant beaucoup des politiques économiques et monétaires », explique David L. Donabedian, chef des placements États-Unis à CIBC.

« Nous ne sommes pas dans une autre bulle. Toutefois, compte tenu de la destruction subie au cours des 15 dernières années dans la foulée de l’éclatement des bulles des secteurs des technologies, du crédit et de l’immobilier, la question est toujours pertinente », juge-t-il.

Certes, reconnaît CIBC, en raison de « mesures de relance monétaires inhabituelles » et d’une « surévaluation évidente des titres dans certains secteurs », l’indice S&P 500 a atteint progressivement de nouveaux sommets.

« Mais, dans l’ensemble, la valeur des titres demeure raisonnable par rapport à la moyenne à long terme et les taux d’intérêt se maintiennent à des niveaux bien inférieurs », tempère l’institution financière.

« Un comportement rationnel »

« Les cours des titres surévalués et des premiers appels publics à l’épargne flamboyants que nous avons vus dans les secteurs des médias sociaux et des biotechnologies ont été ramenés à des niveaux raisonnables, tandis que le marché a progressé dans l’ensemble. Cela nous indique un comportement rationnel sensible à la valeur plutôt qu’une bulle », assure David L. Donabedian.

Ce dernier se réjouit par ailleurs de l’embellie constatée chez nos voisins du Sud : « L’économie américaine n’a pas montré d’aussi bons signes de vitalité depuis près d’une dizaine d’années. Nous prévoyons une croissance du produit intérieur brut réel de 3 % ou mieux au cours des prochains trimestres, soit un bon point de pourcentage de plus que le taux de croissance moyen de cette reprise. »

Une reprise qu’il justifie par « les mesures extraordinaires prises par la Réserve fédérale et par les autres banques centrales ces dernières années », qui ont constitué « d’énormes catalyseurs pour l’établissement d’un marché boursier à la hausse ».

Quant à la Banque centrale européenne, David L. Donabedian est d’avis que « maintenant qu’elle adopte une approche plus dynamique, les marchés boursiers du monde entier, et non seulement ceux d’Europe, profiteront d’un bon soutien ».

« La situation des liquidités est de plus en plus un phénomène mondial. Nous nous attendons cependant à ce que les politiques des banques centrales deviennent peu à peu la principale source de volatilité sur les marchés », conclut-il.

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