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Économie

Cinq critères pour comparer des FNB similaires

2 août 2011 | Commenter

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Alors que la popularité des FNB va en s’accroissant, orienter les clients vers un fonds plutôt qu’un autre va devenir de plus en plus difficile. L’offre augmente régulièrement : on apprenait récemment que RBC prépare son entrée dans le marché des FNB. Stratège en FNB chez Morningstar, John Gabriel propose quelques outils pour faire des choix éclairés, dans un article sur le site Morningstar.ca.

1. Les frais de gestion
Par rapport à d’autres instruments de placement, les FNB et les fonds indiciels peuvent s’apparenter davantage à des marchandises interchangeables. S’il y a peu de différences entre deux fonds, autant opter pour le moins cher. L’expert de Morningstar donne l’exemple de deux FNB très comparables, qui détiennent tous deux de vrais  lingots d’or. Il s’agit du Claymore Gold Bullion (non-hedged) CGL.C et du iShares Gold Trust IGT. Le fonds iShares coûte 0,25 %, alors que le fonds Claymore coûte 0,5 %. Selon M. Gabriel, « cette grosse différence de prix pour des produits aux caractéristiques de risque/rendement identiques nous conduit à accorder notre préférence au fonds iShares ».

2. La construction de l’indice et les avoirs sous-jacents
Deux FNB qui portent un nom semblable peuvent détenir des avoirs sous-jacents complètement différents. La manière dont sont construits les indices influence la pondération des avoirs et le niveau de diversification.

À titre d’exemple, le Fonds BMO d’infrastructures mondiales ZGI détient 50 actions différentes, avec une proportion de 63 % des actifs qui sont concentrés dans les dix principaux titres. En comparaison, le Claymore Global Infrastructure CIF détient 60 actions différentes, mais seulement 37 % des actifs sont concentrés dans les dix principaux titres. Dans le premier cas, le fonds suit un indice pondéré selon la capitalisation boursière. Dans le second, le gestionnaire sélectionne et pondère les avoirs selon un processus quantitatif maison.

3. Les commissions d’achat et de vente
Les frais de transactions que doivent débourser les clients peuvent varier selon la firme de courtage retenue. Les commissions ne posent pas de problème lorsque l’objectif du client est d’investir une grosse somme à long terme. Par contre, ces commissions peuvent venir gruger le rendement lorsque le client souhaite investir de petites sommes régulièrement.

L’analyste de Morningstar suggère de se renseigner sur les programmes d’investissement offerts par les manufacturiers de fonds. Par exemple, Claymore a conclu une entente avec plusieurs courtiers afin de faciliter l’approche d’achat périodique par somme fixe. Les clients n’ont pas à débourser de commission à chaque investissement. Un programme similaire existe pour les clients arrivés à la retraite qui souhaite retirer régulièrement de petites sommes de leur compte de placement.

Par ailleurs, plusieurs familles de fonds, dont les FNB de BMO, offrent un programme de réinvestissement des dividendes. Grâce à un tel programme, les clients peuvent réinvestir les distributions sans payer de commissions.

4. L’écart entre les cours acheteurs et vendeurs
Selon M. Gabriel, les investisseurs devraient aussi se soucier des écarts entre les cours acheteurs et vendeurs. « Les FNB, comme les actions, sont sujets à des transactions intrajournalières sur les places boursières, et les acheteurs et les vendeurs doivent se mettre d’accord sur les prix », explique l’analyste. Plus la différence entre le cours acheteur et le cours vendeur est élevé, plus les coûts d’exécution de la transaction seront élevés.

La taille de l’écart dépend essentiellement de la liquidité d’un FNB et de ses avoirs sous-jacents. À titre d’exemple, l’écart du FNB iShares S&P/TSX 60 XIU, très liquide, s’élève toujours à seulement un cent. La plupart des FNB ont d’ailleurs des écarts assez minces. L’expert de Morningstar recommande tout de même de recourir à des ordres à cours limité pour s’assurer de connaître le prix d’exécution.

5. La prime ou le rabais
La présence d’une prime, ou à l’inverse d’un rabais, provient du fait que le prix en bourse d’un FNB peut dévier de sa valeur liquidative par part (VLPP). Comme pour l’écart entre les cours acheteurs et vendeurs, les primes et les rabais d’un FNB dépendent souvent de la liquidité du fonds et de ses avoirs sous-jacents.  Ainsi, les fonds composés de titres très liquides, comme des actions canadiennes à grande capitalisation ou des obligations gouvernementales, génèrent habituellement de très faibles primes ou rabais. À l’inverse, les FNB composés d’actions internationales, d’obligations non-gouvernementales ou de marchandises, peuvent afficher une prime ou un rabais plus important, selon la situation du marché.

L’expert de Morningstar souligne cependant que ces primes ou rabais ont tendance à s’autocorriger ; ils ne devraient pas constituer un obstacle à acquérir un certain type de FNB si cela permet de diversifier son portefeuille.

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