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Des menaces pèsent sur les coopératives

10 octobre 2014 | La rédaction | Commenter

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Afin de survivre dans un contexte de transformation du secteur des services financiers, les coopératives doivent redéfinir leur modèle d’affaires. C’est ce qui ressort de l’étude Perspectives globales du secteur bancaire 2014-2015 d’Ernst & Young (EY), qui recense cinq grandes variables qui pourraient changer la donne pour les coopératives face aux banques.

« Les coopératives reposent sur une culture centrée sur les membres, explique Paul Battista, chef canadien des services consultatifs en services financiers chez EY. Mais pour survivre et prospérer dans un contexte où elles sont constamment confrontées à de nouveaux règlements, aux attentes changeantes des clients et aux perturbations liées à la technologie, les coopératives doivent réagir en adoptant des stratégies qui tiennent compte des dimensions clés de leur organisation. »

Ces facteurs risquent d’entraîner la perte d’un certain nombre d’avantages concurrentiels des coopératives :

  • Le cadre réglementaire mondial et local
  • La clientèle, ses exigences et ses attentes
  • Les technologies et l’innovation : catalyseurs, facteurs de différenciation et éléments perturbateurs
  • Les anciens et nouveaux concurrents
  • La société, incluant les politiciens, citoyens et marchés

Transformation, optimisation

Dans le cadre du Sommet international des coopératives, M. Battista a précisé qu’afin de demeurer concurrentielles, les coops en sont à redéfinir leurs modèles d’affaires.

Selon lui, la clientèle s’attend à une expérience d’affaires basée sur des pratiques transparentes, des produits personnalisés et une migration harmonisée entre les différents canaux de distribution.

La conversion aux outils numériques serait également un facteur clé de cette optimisation en cours.

« Les canaux de distribution numériques sont appelés à devenir le principal mode de prestation des services ainsi qu’une composante clé d’une stratégie omni-canaux pour les institutions financières. Cela fera en sorte que les succursales seront davantage orientées vers les conseils et les activités de vente complexes », indique M. Battista.

Il ajoute que c’est en ciblant des segments de clientèle définis qu’une coopérative peut renforcer son positionnement concurrentiel et créer des opportunités de croissance des revenus.

« Nous assistons déjà à des changements radicaux dans le secteur des services financiers, note M. Battista. Pour demeurer concurrentielles, les coopératives doivent réaffirmer leur engagement envers une culture centrée sur les membres et investir dans un plan dynamique et intégré pour les canaux de distribution numériques et physiques, un plan fondé sur une analyse exhaustive des préférences des membres. »

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