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Quels placements éviter en 2015?

12 janvier 2015 | La rédaction | Commenter

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Dans un texte publié juste avant les Fêtes, le chroniqueur du Financial Post Peter Hodson demandait aux investisseurs pourquoi ils devraient acheter « un produit continuellement sous-performant et qui implique des frais élevés » comme les fonds communs… Voici cinq autres produits dont ils pourraient selon lui se passer en 2015, « sinon pour toujours ».

Les nouveaux fonds à capital fixe

L’offre continue de nouveaux fonds à capital fixe n’impressionne guère Peter Hodson. Ces fonds sont créés pour vendre, ce qui ne signifie pas qu’ils sont de bons produits, note ce dernier avant de souligner qu’ils sont appréciés des conseillers parce que « conçus pour générer des commissions initiales élevées, soit de 3 % à 5 % ». Une fois les divers frais comptabilisés, l’investisseur ayant souscrit à un placement initial de 10 $ la part se retrouve ainsi avec une valeur d’actif nette individuelle avoisinant les 9,30 $. Un rendement de 7,5 % devient alors nécessaire pour simplement récupérer sa mise. « Certains de ces fonds sont corrects, précise M. Hodson, mais laissez un autre investisseur payer les commissions initiales. Ne soyez pas le pigeon. »

Les CPG liés au marché

Même s’il est attrayant de pouvoir compter sur un capital garanti et des rendements basés sur le marché, ce type de CPG peut être trompeur, prévient le chroniqueur. Pourquoi? Parce que certains indiquent seulement les rendements globaux, et non annualisés comme c’est la norme, dit-il. Sans compter les clauses de rachat, qui peuvent annuler tout rendement, et les frais « élevés », non justifiés selon lui parce que les investisseurs pourraient arriver eux-mêmes au même résultat.

Les très petits FNB

La plupart des investisseurs ne réalisent pas que, contrairement à un fonds commun, un fonds négocié en Bourse (FNB) peut être fermé sans consultation auprès des détenteurs. Advenant un tel scénario, un investisseur obtient la valeur de l’actif net, mais souvent, les très petits FNB utilisent des placements non liquides, ce qui peut diminuer grandement cette valeur. Peter Hodson recommande donc d’éviter les FNB dont l’actif se situe sous la barre des 30 M$.

Les FNB à effet de levier

Si le pari réussit, certains FNB à levier peuvent grimper de 10 % et plus en une journée. Mais s’il ne réussit pas, la perte est tout aussi fulgurante, rappelle le chroniqueur. En outre, les rééquilibrages qui se font dans ces FNB et les fluctuations du marchés peuvent faire diminuer la valeur nette de l’actif en moins de temps qu’il n’en faut pour crier « perte », même si l’effet levier réussit, dit-il.

Bref, ils sont tout simplement trop risqués.

Les entreprises dont la capitalisation boursière se situe sous les 10 M$

Être une entreprise publique coûte cher, très cher, rappelle Peter Hodson. Le simple fait d’être inscrite à la cote peut coûter à une entreprise valant 10 M$ quelque 4 % de sa valeur marchande, soit 400 000 $. La plupart des entreprises de cette taille ont peu de profits, ventes et liquidités, et doivent donc mobiliser des capitaux sur une base quotidienne uniquement pour être cotées. Le résultat, c’est que la valeur de leurs actions se dilue sans cesse.

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