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Claude Béland est « sévère » envers Desjardins, juge l’institution

6 mai 2015 | La rédaction | Commenter

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Claude Béland

Le jugement de l’ex-président de Desjardins, Claude Béland, sur le mode de fonctionnement actuel de l’institution qu’il a longtemps dirigée est « sévère », déplore un haut dirigeant du Mouvement en entrevue à la chaîne Argent.

« La dernière chose que je veux, c’est que Desjardins perde son âme », affirme Normand Desautels, premier vice-président exécutif du groupe financier coopératif, en réponse aux propos que M. Béland a tenus dans Le Journal de Montréal de samedi.

Desjardins a « perdu son âme »

Dans cette entrevue, celui qui a été président de Desjardins de 1987 à 2000 reprochait à l’organisation d’avoir « perdu son âme » en concentrant ses énergies sur les seuls objectifs financiers plutôt que sur les prestations offertes à ses membres « ordinaires ».

Depuis plusieurs mois, celle-ci fait l’objet de plusieurs critiques, essentiellement parce qu’elle a réduit ou supprimé des points de service dans certaines petites municipalités.

Des mesures que Normand Desautels justifie ainsi : « Lorsqu’on ferme un point de service, ce sont des gens du milieu nommés par les membres qui prennent cette décision. C’est toujours la dernière alternative, ils n’ont pas le choix, [c’est que] toutes les autres options n’ont pas fonctionné. »

Activités non rentables

« Nous sommes la seule institution financière présente dans 400 municipalités. Souvent, la station-service et le marché d’alimentation ont fermé, de même que l’école, et l’église l’est aussi parfois. Il reste le bureau de poste, la municipalité et nous », plaide-t-il.

Le dirigeant précise par ailleurs que les points de service dans les municipalités à faible densité de population sont « subventionnés » par les autres membres du Mouvement et il s’interroge : « Jusqu’à quand les autres membres devront-ils subventionner nos opérations non rentables et qui le seront de moins en moins? »

Enfin, Normand Desautels réfute l’idée avancée par Claude Béland selon laquelle Desjardins « copie le fonctionnement des banques » et ne cherche qu’à faire du profit.

« Compétition avec les banques »

« Nous ne sommes pas une banque et on est fiers de ne pas en être une. Mais nous sommes en compétition avec les banques pour la recherche de talents et sur le plan des prix. Nos membres ne voudront pas payer un taux hypothécaire plus élevé ou obtenir un taux d’intérêt moins élevé pour leur dépôt à terme. »

« Il est impératif que nous trouvions des solutions pour que notre structure de coût se compare à celles des banques. On est sur la même patinoire », conclut-il.

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