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Baisse économique

Comment diversifier son portefeuille d’actions canadiennes adéquatement?

27 mai 2010 | Commenter

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La volatilité du marché des actions a atteint ces derniers jours un sommet depuis avril 2009 (mesuré par l’indice VIX du Chicago Board Exchange). Cette incertitude boursière inquiète peut-être vos clients. Comment peut-on diversifier correctement son portefeuille d’actions afin d’en réduire le risque? Surtout, comment diminue-t-on le lien de dépendance des actions canadiennes aux ressources naturelles?

Sadiq Adatia, directeur du placement chez Investissements Russell Canada, répond à ces questions en partageant avec Morningstar son point de vue sur le risque sectoriel et les risques liés aux actions canadiennes.

Peu importe si vous investissez dans un fonds commun ou directement en bourse, l’important lorsqu’on achète des actions, c’est de trouver une allocation qui permettra de bien gérer le risque.   En gros, on évite d’être trop concentré dans un seul secteur ou un seul titre. Voici comment.

Évitez d’être trop concentré (comme l’indice)

Selon M Adatia, il faut bâtir son portefeuille en tenant compte de la réalité du marché canadien et les problèmes que pose la concentration trop importante dans l’indice des actions énergétiques, financières et des matériaux. Rappelons que ces trois secteurs constituent environ 75 % de l’indice.

Sélectionner un titre dans chaque secteur n’est pas toujours la chose à faire. « Si l’on considère, par exemple, le secteur des soins de santé au Canada, il représente moins de 1 % de l’indice, et se forcer à y avoir un nom n’est donc pas une bonne idée », croit M. Adatia.

Dans le cas des services financiers, le spécialiste suggère de s’en tenir à une allocation inférieure à 15 % pour l’ensemble du portefeuille. Pour ce qui est des autres secteurs bien diversifiés, une pondération entre 5 et 10% est également suffisante.

« Il n’est pas nécessaire d’avoir cinq ou six titres différents, 5 % dans un secteur, donc un seul nom, pourrait faire l’affaire, ajoute M. Adatia.

Allocation des titres individuels : rééquilibrez

En ce qui concerne les actions individuelles, M. Adatia suggère de ne pas détenir plus de 8 % du portefeuille dans un seul titre. Si vous misez sur un seul titre et que l’appréciation du capital affecte sa pondération (plus de 10 %, par exemple), il serait peut-être une bonne idée de prendre des profits et de les réinvestir ailleurs, ajoute-t-il.

Depuis la déroute boursière de 2008-2009, l’environnement s’est passablement « normalisé», pense M. Adatia. C’est-à-dire que ce n’est plus un ou deux secteurs qui sont à la remorque du rendement boursier. « Nous n’allons pas revoir les rendements de l’an dernier et d’énormes gains de 30 % sur les marchés boursiers, croit M. Adatia. Nous verrons probablement des gains de l’ordre de 5 à 10 %, peut-être légèrement plus.»

Favorisez les titres versant des dividendes

Dans un tel contexte, les actions qui versent des dividendes performeront mieux, semble-t-il.       « Les compagnies de bonne qualité qui versent des dividendes de 3 à 4 %, où les dividendes fournissent près de 40 % de vos rendements, vous confèrent une excellente protection en période baissière.»

Les conditions du marché sont très changeantes. Il faut demeurer « sur le qui-vive», termine M. Adatia. Suivre de près l’évolution des compagnies que l’on acquiert. « Vous pouvez acquérir certaines compagnies que vous détiendrez pendant quatre ou cinq ans, mais (…) la stratégie d’une entreprise ou son personnel de direction peut avoir changé, son secteur tourne peut-être au ralenti, il peut y avoir une fusion, ou encore, il se peut que vous vouliez encaisser un peu d’argent».

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