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Commission sur les paradis fiscaux : les banques disent ne pas fermer la porte

30 octobre 2015 | La rédaction | Commenter

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Le ton a monté entre les députés de la commission parlementaire sur les paradis fiscaux et les banques canadiennes hier matin, rapporte La Presse Canadienne.

L’un de ses membres, le péquiste Nicolas Marceau, a affirmé qu’ils étaient confrontés à un refus obstiné des institutions financières de participer aux travaux de la commission, et qu’une date de convocation leur serait donc acheminée dans les prochains jours.

Les grandes banques ont déjà reçu deux invitations à comparaître cet automne devant les députés qui s’intéressent à la question des paradis fiscaux, tout en leur laissant le choix du moment où elles souhaitent se présenter. Seule Desjardins y a répondu favorablement, les autres n’ayant soit pas répondu, soit fait valoir leur vœu de ne pas participer, soutient M. Marceau.

« On a pensé qu’il était de bon usage d’y aller de manière graduelle, en les invitant, à une reprise, à deux reprises, cette fois-ci en les convoquant, a-t-il dit. J’espère que la convocation va faire effet, qu’ils vont se présenter. On va arrêter de parler de la manière de les entendre et on parlera de ce qu’ils nous disent. »

PAS DE REFUS, SELON LES BANQUES

La réponse des banques est arrivée plus tard hier après-midi. Dans un courriel envoyé à La Presse canadienne, le directeur général de la section québécoise de l’Association des banquiers canadiens (ABC), Éric Prud’homme, déclare que les banques poursuivent leurs discussions avec la commission au sujet de la comparution, et qu’il n’est pas question d’un boycottage pour l’instant, contrairement à ce qui a été rapporté plus tôt ce mois-ci.

« Aucune décision finale n’a été prise pour le moment, écrit-il. Nos discussions portent sur la logistique de la comparution du secteur bancaire, qui n’a jamais refusé de comparaître devant la commission. Nous sommes heureux de pouvoir contribuer aux travaux de la commission. »

Nicolas Marceau a réitéré hier que les banques n’étaient prêtes qu’à adjoindre des représentants de leur institution au groupe de l’Association des banquiers canadiens, qui elle est disposée à rencontrer les députés en commission parlementaire.

Mais les parlementaires préféreraient clairement recevoir chaque institution séparément pour discuter de leurs activités, notamment de la présence de plusieurs de leurs succursales dans des paradis fiscaux.


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