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Commissions de suivi : sonder le terrain d’abord

9 novembre 2015 | La rédaction | Commenter

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Avant d’imiter l’Australie et le Royaume-Uni et d’abolir les commissions de suivi, l’industrie devrait notamment s’assurer que les petits investisseurs ne seront pas laissés pour compte, recommande un observateur.

« Quel genre de service un client avec un compte de 50 000 $ recevrait-il? », se demande Steven G. Kelman, CFA, auteur et formateur spécialisé en fonds communs, dans sa plus récente chronique parue sur Morningstar.ca.

Avant de se prononcer sur le bien-fondé d’abolir ou pas les commissions de suivi dans l’industrie, les organismes de réglementation qui sont appelés à évaluer ce scénario devraient d’abord déterminer « toutes les conséquences prévues et imprévues de les interdire, et si cela serait vraiment dans l’intérêt du public à long terme », recommande-t-il.

Steven G. Kelman les invite par exemple à voir si, en Australie et au Royaume-Uni, les petits investisseurs « ont été abandonnés par leurs conseillers ».

C’est l’une des craintes des opposants au projet, qui redoutent que le passage à un système de rétribution à honoraires n’incite plusieurs conseillers à favoriser les clients mieux nantis, susceptibles d’offrir, sous ce régime, un potentiel de revenus d’honoraires plus élevé.

RELÈVE ET VALEUR COMPTABLE

L’auteur suggère à l’AMF et ses homologues du reste du pays d’interviewer, de concert avec l’Association canadienne des courtiers de fonds mutuels, un grand nombre d’investisseurs « pour déterminer quel niveau de service, le cas échéant, ils reçoivent de leurs conseillers en échange de leurs commissions de suivi ». Cet exercice permettrait, à son avis, de chiffrer en dollars le suivi qu’ils effectuent auprès de leurs clients.

De plus, ces mêmes organismes devraient s’intéresser aux effets de l’abolition du système de commissions de suivi sur la capacité de l’industrie à attirer de jeunes conseillers pour prendre la relève.

Ils devraient aussi déterminer quelles conséquences aurait une telle mesure sur la valeur des blocs d’affaires des conseillers indépendants qui vendent des fonds communs. Comme on le sait, cette valeur est en grande partie fonction de la valeur des commissions de suivi.

Cette chronique de Steven G. Kelman fait suite à la parution récente d’une recherche commandée par les Autorités canadiennes en valeurs mobilières. Celle-ci concluait notamment que les représentants en épargne collective et leurs équivalents ailleurs au pays seraient davantage influencés, dans leurs recommandations, par le niveau de commissions potentielles que par le rendement des fonds.

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