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Comportements financiers des Québécois : légère amélioration

1er mai 2014 | Bruno Geoffroy | Commenter

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Lors de sa 5e Journée d’éducation financière, tenue hier, l’Autorité des marchés financiers a dévoilé les résultats de son Indice Autorité de vigilance financière des Québécois. Cette année, ils obtiennent de justesse la note de passage, avec 60,1 %.

Mis sur pied en 2012, l’Indice Autorité permet « de mesurer la connaissance et l’adoption par les Québécois de comportements avisés en matière de consommation financière ». Et, si la note globale s’améliore comparativement à 2012 (58,5 %), les résultats de l’Indice Autorité, obtenus par l’entremise d’un sondage CROP, mené auprès de 1500 personnes responsables de la gestion des finances personnelles dans leur ménage en février 2014, révèlent aussi des lacunes récurrentes chez les Québécois, notamment en matière de prévention de la fraude et de la planification de la retraite.

Pour pallier ces lacunes comportementales, l’Autorité des Marchés financiers (AMF) entend poursuivre ses initiatives d’éducation financière destinées aux consommateurs.

Un représentant, s’il vous plaît!

Près de 60 % des répondants au sondage reconnaissent qu’un représentant financier demeure la première source d’information pour acquérir de nouvelles connaissances financières. Pourtant, « moins de la moitié des investisseurs québécois (47 %) vérifient si leur représentant est autorisé à leur vendre le produit offert », rappelle Camille Beaudoin, directeur de l’éducation financière de l’AMF. Une simple recherche dans le Registre des entreprises et individus autorisés à exercer de l’organisme permet de répondre à cette question.

Des efforts restent aussi à faire pour améliorer la transparence des relations investisseur-représentant. À peine plus d’un quart des Québécois (27 %) faisant affaire avec un représentant se sont renseignés sur la nature de sa rémunération et quatre investisseurs sur dix (39 %) ne lui ont jamais posé de questions sur les frais facturés. Des questions basiques que l’on aborde pourtant avec son opérateur de téléphonie ou son garagiste.

La planification de la retraite dans la mire

En matière de gestion de crédit, de finances personnelles et de planification de la retraite, l’AMF note que les Québécois se sont améliorés depuis 2012. Un progrès dû en partie à la médiatisation de ces sujets et aux campagnes de sensibilisation de l’Autorité.

Néanmoins, « il est inquiétant de constater que moins d’un Québécois sur deux (46 %) a vérifié si les sommes épargnées seront suffisantes pour sa retraite », dit Camile Beaudoin. Pas rassurant en effet, surtout quand on apprend qu’un peu plus de la moitié des épargnants tient compte de l’inflation (55 %) et d’une espérance de vie prolongée par rapport à la moyenne (54 %) dans la planification de sa retraite

Pour aller plus loin : Indice Autorité – Rapport d’analyse – Vague 2 (avril 2014)

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