A A A
Lecture

Conseiller engagé – Julie Carrier à l’honneur

9 mars 2015 | Bruno Geoffroy | Commenter

  • commenter
  • envoyer
  • imprimer

Dans le combiné résonne la voix espiègle d’une ex-géographe. Déroutée de son cap par sa passion pour les finances, Julie Carrier dessine les contours de son engagement social à l’instinct. Comme un explorateur de terres inconnues à l’écoute de son cœur. Générosité et joie de vivre dans la besace. Au profit des enfants d’ici.

D’aussi loin qu’elle se souvienne, Julie Carrier, conseillère en sécurité financière, en régimes d’assurance collective et représentante en épargne collective depuis 11 ans à la Sun Life, a toujours été impliquée socialement. « La piqûre, je l’ai eue dès le secondaire. Cela a continué au cégep et à l’université, où j’étais présidente de ma promotion. Je suis toujours partante pour des activités de collecte de fonds ou pour m’investir dans des clubs sociaux. En fait, j’aime ça organiser ! », dit-elle, l’enthousiasme chevillé au corps.

Si ses parents ne lui ont pas transmis le goût de l’engagement social, ils lui ont donné celui de socialiser, de partager. Un bonheur simple et accessible qu’elle distille autant qu’elle peut.

LES ENFANTS D’ABORD

« J’ai toujours eu envie d’être bénévole pour des causes vouées aux enfants. J’ai travaillé avec la Fondation Rêves d’enfants avant de faire le saut au Club des petits déjeuners il y a trois ans », explique Julie Carrier.

Son implication avec l’organisme débute par un heureux concours de circonstances : une de ses amies est coordonnatrice au développement des dons et partenariats. Plus intimement, son bénévolat est lié à ses préoccupations de mère de deux petites filles, à leur éducation, en fait.

Julie Carrier

Admire… Lise Watier. « Elle fait partie de ces femmes d’affaires extraordinaires qui ont le sens du partage. Sa persévérance à réaliser ses idées coûte que coûte est un vrai message d’espoir. »

Déplore… parfois la non-compréhension des gens par rapport à sa cause : Pourquoi donner, les parents n’ont qu’à nourrir leurs enfants ? « Même à l’aise financièrement, certains parents oublient que le petit-déjeuner est un repas essentiel. »

Aimerait que… les gens soient mieux informés, que la stigmatisation disparaisse. Pour beaucoup, une école qui bénéficie des services du Club des petits déjeuners est située dans une zone défavorisée. Voyons plutôt le petit déjeuner comme une opportunité formidable de socialisation.

Médite souvent cette phrase… « Les gens qui ne font rien ne font pas d’erreurs. » Reste à les assumer, les réparer et, plus important, à ne pas les répéter.


Au Canada, près de 1,15 million d’enfants arrivent à l’école le ventre vide en raison d’un accès inadéquat à la nourriture, selon les données du Club des petits déjeuners. Pourtant, on sait que l’insécurité alimentaire a des impacts délétères sur l’apprentissage des jeunes et leur santé.

« Idéalement, la journée d’école devrait commencer avec un petit déjeuner servi à tous les enfants. Cela leur donnerait la chance de tous démarrer du bon pied. Ils pourraient aussi échanger autour d’un repas. En clair, socialiser ! », s’exclame la conseillère.

Son rôle au sein de l’organisme ? Créer et organiser des événements pour ramasser des fonds. « Actuellement, je travaille avec une équipe de 11 femmes bénévoles sur un projet de grande envergure avec Caroline Néron. » L’envol a beau être prévu le 24 septembre prochain à Québec, on la sent excitée, impatiente même, à l’idée de cette première.

QUE DU POSITIF !

Pour Julie Carrier, participer à l’éducation des enfants est quelque chose de très gratifiant. « C’est valorisant de savoir que ces repas leur mettent un pied à l’étrier pour l’avenir. Je me rappellerai toujours le témoignage d’une jeune femme médecin qui expliquait aux élèves qu’elle avait eu la chance de recevoir ces petits déjeuners dans son enfance. »

Voir la relation qui se crée entre les bénévoles et les enfants n’a pas de prix non plus. À coups de « Comment vas-tu ? Comment s’est passé ton examen ? », ils finissent par devenir proches.
Une proximité que Julie Carrier cultive dans ses activités bénévoles. Elle a été impliquée plusieurs années auprès de la Maison natale de Louis Fréchette pour la promotion de la culture dans sa région. « Petit à petit, les gens que tu côtoies deviennent des amis. Et puis, organiser des événements, c’est très agréable et cela me rend heureuse ! »

Et le plaisir n’est pas près de s’arrêter en chemin. D’autres voies s’ouvrent à elle. Même si cela reste embryonnaire pour l’instant, elle mijote un projet d’organisation d’événements avec la Fondation Lise Watier. Plus proche d’elle, elle vient d’intégrer le conseil d’administration de l’école de l’un de ses enfants.

Une autre façon de s’engager qui, espère-t-elle, donnera le goût à ses filles d’en faire autant. « Je suis fière qu’elles puissent voir que l’on peut donner sans rien attendre en retour, et parfois recevoir. » La route est toute tracée, foi de géographe.

• Ce texte est paru dans l’édition de mars 2015 de Conseiller. Pour télécharger le PDF, cliquez ici.
Cliquez ici pour consulter l’ensemble du numéro.

Loading comments, please wait.
Rogers médias numériques