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Conseillers indépendants, mobilisez-vous!

22 mai 2015 | Hélène Roulot-Ganzmann | Commenter

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Douze mille conseillers indépendants au Québec… et à peine une centaine réunis au congrès de l’Association professionnelle des conseillers en services financiers (APCSF), hier. Un manque de mobilisation et de solidarité auquel plusieurs intervenants ont attribué certains des maux qui pèsent sur la profession depuis quelques mois. Notamment, le sentiment d’injustice partagé par la plupart d’entre eux concernant le MRCC 2.

« Lorsque nous travaillons avec les législateurs et les régulateurs, les consommateurs sont représentés, les grandes organisations sont représentées, jamais les conseillers autonomes, note Harold Geller, avocat chez McBride, Bonde, Christian LLP. Or, c’est très important que vous participiez à cette discussion si vous voulez voir vos intérêts défendus. Les associations comme la vôtre sont essentielles. »

Dans la salle, on regrette qu’il n’y ait pas assez de solidarité. Que chacun travaille dans son coin et que l’on rechigne à dépenser « 150 ou 200 dollars » pour payer sa cotisation à l’APCSF et faire valoir ses droits.

« Le thème du congrès cette année, c’est s’unir pour notre avenir, rappelle le président de l’APCSF, Favio Vani, dans son allocution d’ouverture. Nous devons agir ensemble. Nous voulons être la voix des conseillers indépendants, mais ça dépend de vous. Nous avons travaillé toute notre vie, 20, 30, 40 ans, parfois plus dans cette industrie. Notre clientèle, c’est notre fonds de pension. Mais avec toutes les incertitudes que les régulateurs sont en train de mettre en place, notre fonds de pension est à risque aujourd’hui. Simplement parce que nous n’avons pas le même poids, les mêmes outils que nos compétiteurs. À l’APCSF, nous voulons être cet outil. »

Freiner les changements

M. Vani ajoute qu’il n’est jamais trop tard pour agir. Que si toute la profession se mobilise, il est encore possible de faire reculer le gouvernement sur certains points. Il assure qu’il fera tout son possible pour freiner les changements.

« La mobilisation, je ne l’ai pas vue pour l’instant, appuie Carolyne Mathieu, avocate et procureure de l’APCSF. Vous ne faites rien. Vous travaillez dans votre coin. Vous vous faites imposer des règles. Vos conditions de pratique sont modifiées. Si le MRCC 2 entre en application en l’état par exemple, il y a fort à parier que vous travaillerez plus à honoraires, moins à la commission. Ça change pas mal de choses. Je suis en première ligne lorsque vous vous faites poursuivre. Vous êtes alors étonnés. Vous vous demandez comment ça se fait que vous ne saviez pas que telle ou telle norme était entrée en vigueur. Vous êtes isolés les uns par rapport aux autres. Et vous auriez grandement besoin d’un peu plus de solidarité. »

Et l’APCSF de rappeler que la contribution à son fonds juridique est volontaire et qu’il n’y a pas besoin de faire partie de l’association pour « faire sa part ». L’argent permettra de payer les services d’un bureau d’avocat afin de faire pression pour obtenir des amendements au MRCC 2.

Notre couverture du congrès :

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