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Consulter un conseiller, c’est payant

18 avril 2012 | Commenter

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Dans un plaidoyer en faveur du travail des conseillers, Charles Sims a démontré que les épargnants ne peuvent que sortir gagnants en s’associant avec un professionnel des services financiers.

En entrevue à Morningstar Canada, le président de l’Institut des fonds d’investissement du Canada a fait remarquer que les conseillers améliorent les connaissances financières de leurs clients, les encouragent à développer une culture de l’épargne et des placements, et les assistent dans l’élaboration d’un plan financier.

« Quel que soit votre revenu ou votre âge, vous vous trouverez mieux financièrement si votre famille fait affaire avec un conseiller. Vous utiliserez davantage les régimes enregistrés, votre portefeuille sera structuré avec un profil de risque plus approprié et vous aurez une pondération plus petite en liquidités. Vous serez aussi probablement plus heureux quant à votre avenir financier et aurez un meilleur profil d’endettement », a précisé Charles Sims.

Pour le bonheur des épargnants, cela se traduit en espèces sonnantes. Selon un sondage d’Ipsos-Reid, les familles qui ont recours à un conseiller avaient un capital investi d’environ 176 000 $ en 2011, comparativement à 47 000 $ pour celles qui ne reçoivent pas de conseils. C’est près de quatre fois plus.

Du côté des familles à plus faible revenu, l’écart est plus prononcé, soit de 4,6 à 6,8 fois environ. Même dans la fourchette supérieure de l’échelle salariale (revenu annuel de 100 000 $ ou plus), les familles bénéficiant de conseils professionnels possèdent environ 215 000 $ d’actifs investis, contre 138 000 $ pour les ménages qui n’en reçoivent pas.

Comment expliquer un si grand écart?  C’est que les familles qui font affaire avec un conseiller tendent à investir plus tôt. Certes, les montants sont relativement petits au début, mais comme l’apport de capital est régulier et échelonné sur une longue période, les résultats finissent par arriver.

« La différence [entre les familles conseillées et les non conseillées] peut ne pas être visible les trois à quatre premières années. Mais la puissance des intérêts composés et de la discipline de placement commencent à porter leurs fruits après avoir établi une relation avec un conseiller », constate Charles Sims.

Selon des recherches réalisées par la firme Pollara, plus de la moitié des investisseurs ont  commencé à travailler avec un conseiller lorsqu’ils avaient moins de 25 000 $, alors que trois quarts des personnes interrogées avaient moins de 50 000 $. Plus significatif, le sondage de Pollara montre que les investisseurs canadiens restent en moyenne 18 ans avec le même conseiller.

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