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Correction boursière du 27 février : pas de panique, dit Brian O’Neill

1er mars 2007 | Commenter

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(01-03-2007)En réaction à la chute des Bourses asiatiques mardi dernier, le S&P/TSX a reculé de plus de 360 points, sa plus grosse perte journalière depuis 2004. Les indices américains n’ont guère fait mieux. Le Dow Jones, par exemple, a fléchi de près de 420 points.

Ce genre de correction spectaculaire pourrait effrayer vos clients. Mais l’erreur à éviter est de céder à la panique et de liquider ses positions dans un geste de panique, dit Advisor.ca. «Si la réaction des marchés de mercredi matin peut servir d’indicateur, les événements de mardi auront peu d’impact sur les placements à long terme», rapporte le site Web.

Advisor. ca a demandé à Brian O’Neill de commenter la chute de mardi dernier. L’analyste principal à Morningstar Canada a précisé que seuls deux indices affichent un rendement négatif sur un  mois : la catégorie des fonds d’actions américaines et celle des fonds de marchés émergents.

Il indique les gestionnaires de fonds canadiens s’en sortent assez bien, puisqu’ils avaient déjà commencé à diversifier leurs portefeuilles. Évidemment, ceux qui détiennent de fortes positions en actions en Chine et dans les pays de l’est de l’Asie sont les plus durement frappés.

Robert Almeida, vice-président des fonds AIC, croit que la débandade boursière d’avant-hier offre de belles occasions d’investissement. «L’histoire nous apprend que les creux de 1987 et de 1999 ont été très profitables. Ceux qui sont entrés dans les marchés en 1987 se doutaient-ils que le TSX atteindrait 13 000 points 20 ans plus tard ? Si oui, ils auraient hypothéqué tous leurs avoirs pour investir», dit-il.

Même son de cloche de la part de Bob Gorman, stratège en chef à TD Waterhouse. «Cette correction était attendue depuis longtemps. Les marchés boursiers en Chine sont enflammés. Les signes d’excès économiques et de spéculation sont évidents. Même le gouvernement chinois le reconnaît», dit-il.

Même si les occasions d’affaires semblent au rendez-vous, Bob Gorman demande à ses conseillers de ralentir l’ardeur des clients et de limiter leur exposition au marché chinois. «Nous vivons une période extraordinaire de faible volatilité boursière. Les reculs boursiers comme ceux d’hier [mardi 27 février] peuvent durer plus longtemps que prévu. Dans ce cas-ci, toutefois, je crois qu’il ne s’agit que d’une correction, et non pas du début d’un marché baissier.»

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