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Corruption : le Canada bien noté par Transparency International

4 décembre 2014 | Rémi Maillard | Commenter

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Le Canada arrive en 10e position dans le monde en matière de « bonnes mœurs » financières dans le secteur public, si l’on en croit le 20e rapport de l’organisation non gouvernementale Transparency International publié hier.

Chaque année, l’ONG allemande établit un classement de 175 pays, allant du plus corrompu au plus vertueux, et ce, sur une échelle de 0 (secteur public jugé très corrompu) à 100 (secteur public perçu comme très intègre).

175 pays passés au crible

Pour y parvenir, elle a élaboré un Indice de perception de la corruption en se basant sur les avis d’experts issus d’organisations internationales, comme la Banque mondiale ou la Banque africaine de développement, ou nationales, comme la Fondation allemande Bertelsmann.

Résultat : plus de deux tiers des 175 pays passés au crible par Transparency obtiennent une note inférieure à 50.

Au palmarès 2014 des pays les plus vertueux, les 10 premiers sont, dans l’ordre : le Danemark (avec une note de 92), la Nouvelle-Zélande (91), la Finlande (89), la Suède (87), la Norvège et la Suisse (86), Singapour (84), les Pays-Bas (83), le Luxembourg (82) et le Canada (81).

Le pire pays : la Corée du Nord

À titre de comparaison, l’Allemagne, le Royaume-Uni et la France obtiennent des scores de 79, 78 et 69, occupant respectivement les 12e, 14e et  26e places du classement.

Les États-Unis arrivent en 17e position, avec un score de 74, ex-æquo avec l’Irlande, Hongkong et… La Barbade.

C’est en Ukraine (26) que la perception de la corruption dans le secteur public est la plus élevée pour un pays européen.

Enfin, les cinq « plus pires » pays sont le Sud-Soudan (15), l’Afghanistan (12), le Soudan (11),  ainsi que la Corée du Nord et la Somalie, qui ferment la marche avec un score de 8. 

Les grands groupes, champions des pots-de-vin

Sur le plan international, la majorité (60 %) des pots-de-vin sont versés par de grandes entreprises, révèle un rapport publié mardi par l’Organisation de coopération et de développement économiques sur la corruption transnationale.

Le bilan que dresse l’OCDE montre par ailleurs que la corruption n’est pas spécifique aux pays en voie de développement. En effet, souligne-t-elle, « la plupart des corrupteurs et des corrompus viennent des pays riches ».

Sur les quelque 427 affaires recensées par l’organisation, 128 ont été sanctionnées aux États-Unis. Arrivent ensuite l’Allemagne (26), la Corée du Sud (11) et l’Italie (6).

Par ailleurs, le rapport observe que la plupart d’entre elles concernent les industries d’extraction des ressources naturelles (19 %), la construction (15 %), le transport-entreposage (15 %) ainsi que l’information et la communication (10 %).

En moyenne, chaque pot-de-vin recensé représente près de 14 millions de dollars, soit environ 11 % de la valeur totale de la transaction concernée, et 34,5 % des bénéfices qu’elle a permis de dégager.


 

 

 

 

 

 

 

 

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