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Plus c’est tôt, plus c’est beau

12 février 2015 | Gérard Bérubé | Commenter

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Voici 10 conseils pour faire bouger vos clients.

1- Cotiser tôt dans la vie

À la procrastination, les conseillers financiers opposent la magie du rendement composé. Les cotisations tardives ne rattrapent jamais l’absence de cotisations hâtives.

Pascal Guérin, conseiller en sécurité financière et associé au cabinet Talbot, Olivier, Côté et associés, propose l’illustration suivante : Jean cotise de 20 à 31 ans, au rythme de 2 500 $ par année à un taux de rendement de 6 %; Pierre cotise de 32 à 65 ans, aux mêmes rythme et taux. À 65 ans, Jean aura 324 160 $ dans son REER et Pierre, 276 087 $. Jean aura cotisé au total 30 000 $ et Pierre, 85 000 $, soit une croissance du capital de 981 % pour Jean, contre 225 % pour Pierre.

Au demeurant, on pourra conserver la déduction fiscale (en partie ou en totalité) pour une année future si le taux marginal est trop faible ou s’il y a risque de perdre des crédits d’impôt non remboursables.

  Jean Pierre
Valeur du REER à 65 ans 324 160 $ 276 087 $
Cotisation totale 30 000 $ 85 000 $
Croissance du capital 981 % 225 %


2-Cotiser tôt dans l’année

Le facteur temps joue également en cours d’année. Cotiser en janvier plutôt qu’en décembre permet de profiter de l’accumulation du rendement à l’abri de l’impôt pendant 11 mois. Au cumul, au fil des ans, le capital grossit plus rapidement.

3-En l’absence d’un capital disponible, l’épargne systématique

En début de carrière, le capital n’est pas toujours disponible. L’épargne systématique, selon la même fréquence que celle de la paie, par exemple, devient une alternative de choix. Cette approche est plus accessible et donne accès à la méthode de l’achat périodique par sommes fixes.

4- Ne pas attendre un taux d’imposition maximal

On peut se permettre d’attendre l’atteinte du taux d’imposition maximal lorsque l’on s’est astreint à épargner de manière rigoureuse et si on utilise le compte d’épargne libre d’impôt (CELI). Sinon, attendre d’être au maximum de son taux d’imposition est une arme à double tranchant. Le temps perdu ne se rattrape pas.

5- Effectuer tôt la cotisation excédentaire

En s’en remettant toujours à la magie du rendement composé, il est recommandé d’utiliser tôt l’excédent de cotisation de 2 000 $, quitte à le déduire plus tard.

6- Produire sa déclaration de revenus tôt dans la vie

Un enfant mineur qui gagne des revenus provenant d’un travail à temps partiel ou d’été devrait produire ses déclarations de revenus afin d’accumuler ses droits éventuels de cotisation.

7- Le REER est la pierre angulaire de la planification financière

Le REER constitue la base de l’épargne-retraite. La somme accumulée peut servir de coussin financier en cas de difficultés ou de perte d’emploi. Et selon l’évolution des besoins, il peut être converti en régime d’accession à la propriété (RAP) ou pour l’éducation permanente (REP), alors que le remboursement d’impôt peut alimenter un régime d’épargne-études, s’il y a présence d’enfants.

8- Ne pas abuser des RAP et REP

Se servir des fonds accumulés dans un REER plutôt que dans un CELI à des fins d’accession à la propriété ou d’éducation permanente fait appel à la prudence et repose sur le remboursement des sommes puisées. Des droits de cotisation ont pu être perdus alors qu’on ampute le rendement composé.

9- L’importance de procéder à une planification financière

L’optimisation du REER va de pair avec la pertinence de procéder à une planification financière tôt en carrière. S’il y a présence d’un régime complémentaire de retraite ou sensibilité aux crédits socio-fiscaux, le REER au conjoint pourrait être une avenue à explorer. En recourant au REER du conjoint, on peut notamment diminuer la charge fiscale lors des retraits, et maximiser certains crédits d’impôt basés sur le revenu individuel.

10- Aller chercher le maximum de prestations socio-fiscales

Le CELI fait partie intégrante de la stratégie REER. Ainsi, on cotisera au REER sans nuire à ses prestations socio-fiscales. Le cas échéant, on cherchera à obtenir le maximum de ses prestations et à diriger le reste vers le CELI. Lorsque le taux d’imposition augmentera, l’épargne du CELI pourra être transférée au REER.


• Ce texte est paru dans l’édition de novembre 2014 de Conseiller. Pour télécharger le PDF, cliquez ici.
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