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Amendes record pour Credit Suisse et Barclays

2 février 2016 | La rédaction | Commenter

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banque_bank_425Credit Suisse et Barclays Capital devront payer des amendes totalisant 154,3 M$ pour solder des poursuites concernant une affaire de malversations sur leurs plateformes de courtage interne (dark pool), rapporte l’Agence-France Presse.

D’un montant de 84,3 M$ pour la première et 70 M$ pour la filiale américaine de la seconde, ces pénalités sont « les plus fortes » jamais infligées dans des enquêtes concernant les opérations de courtage alternatif, précise la U.S. Securities and Exchange Commission (SEC).

Plus précisément, Credit Suisse a accepté de verser 30 M$, plus 24,3 M$ en autres droits à l’agence fédérale, ainsi que 30 M$ aux services du procureur général de New York, soit un total de 84,3 M$. De son côté, Barclays donnera 35 M$ à la SEC et 35 M$ aux services du procureur général de New York, soit un total de 70 M$.

Le gendarme de la bourse américaine et le ministère de la Justice de New York accusaient Credit Suisse d’avoir favorisé certains courtiers au détriment d’autres investisseurs, d’avoir gardé secret le prix des actions échangées et de ne pas avoir dévoilé le mode de fonctionnement de sa plateforme d’échanges.

À L’ASSAUT DES DARK POOLS

« Ces deux affaires figurent parmi les plus récentes d’une série d’actions répressives visant les dark pools et autres systèmes de courtages alternatifs », y déclare notamment Mary Jo White, présidente de la SEC, ajoutant que l’agence continuera à investiguer sur ces plateformes de courtage opaques « pour mieux protéger les investisseurs ».

Les dark pools, ou places de courtage alternatif, sont « des marchés anonymes où s’échangent des milliards de dollars par jour en transactions de gré à gré », explique l’AFP, qui précise que « le prix et les identités du vendeur et de l’acheteur ne sont connus qu’une fois l’opération conclue ».

Ces marchés « jouent un rôle important sur la place des échanges boursiers aujourd’hui », admet Andrew Ceresney, un dirigeant de la SEC, et « les firmes qui font fonctionner ces plateformes doivent s’assurer qu’elles ne font pas de déclarations erronées à leurs clients à propos de ces opérations ».

D’AUTRES ENQUÊTES EN COURS

Plusieurs autres enquêtes se déroulent actuellement chez nos voisins du Sud concernant la transparence et les avantages supposés que les dark pools procurent aux courtiers de haute fréquence, qui utilisent des systèmes automatisés pour échanger des actions instantanément alors que d’autres intervenants n’y ont pas accès.

Le mois dernier, le numéro un du secteur bancaire suisse, UBS, avait lui aussi dû payer une amende de 14,4 M$ pour avoir privilégié des opérateurs de marché de haute fréquence, rappelle l’AFP.

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