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Crise hypothécaire aux États-Unis : peu d’impact au Canada

4 avril 2007 | Commenter

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(04-04-07)Malgré la débandade du marché de l’habitation et de celui des prêts hypothécaires à haut risque aux États-Unis, la Bourse de Toronto devrait faire bonne figure en 2007 et surclasser le S&P 500, estime la firme Marchés mondiaux CIBC.

S’il y en a, les soubresauts consécutifs à ces problèmes typiquement américains seront plus que compensés par les prix à la hausse dans les secteurs de l’énergie et des métaux de base à l’échelle mondiale.

En raison de ses assises dans ces deux secteurs clés de l’économie canadienne, la Bourse de Toronto est beaucoup plus influencée par « la croissance mondiale que par le rendement économique canadien ou nord-américain », note la banque d’investissement. À ce sujet, elle note que les hausses récentes des prix de l’énergie et des métaux de base ont amélioré les perspectives des marchés boursiers canadiens.

« Conjugué à une forte augmentation des prix de l’uranium et au raffermissement des prix du gaz naturel, le retour du baril de pétrole à 70 $US aura pour effet de propulser le secteur de l’énergie de la Bourse de Toronto à des sommets inégalés », prévoit la CIBC.

Certes, la Bourse de Toronto ne peut être totalement à l’abri d’un effondrement du marché hypothécaire à haut risque. Après tout, la crise immobilière chez nos voisins du Sud est évaluée à 100 milliards de dollars US. Mais le secteur des services financiers canadien est « nettement moins exposé » au marché hypothécaire à haut risque que ses homologues américains. « Le marché hypothécaire à haut risque représente en effet moins de 5 % des nouveaux prêts au Canada, alors qu’aux États-Unis, cette proportion grimpe à plus de 20 %. »

Par ailleurs, Marchés mondiaux CIBC constate que la Bourse de Toronto a déjà récupéré une bonne partie du terrain perdu en février à la suite des angoisses provoquées par la Bourse chinoise et des craintes initiales par rapport au marché hypothécaire à haut risque américain.

« L’attitude neutre adoptée de nouveau par la Réserve fédérale américaine lors de sa réunion de mars a suffi à stimuler l’indice composé TSX, qui a frisé le sommet atteint au début de 2007 », précise l’institution. Selon elle, la Bourse de Toronto devrait surpasser ces résultats au prochain trimestre. D’ici la fin de l’année, le S&P/TSX devrait générer un rendement global de près de 13 % et culminer à 14 250 points.

Pour lire le rapport de Marchés mondiaux CIBC(en anglais), cliquez ici.

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