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Croissance de la dette des ménages : rien de nouveau dit la RBC

17 août 2005 | Commenter

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(17-08-2005)Derek Holt et Ivana Rupcic, deux économistes de la RBC cités dansAdvisor.ca, estiment que de plus en plus de ménages canadiens gèrentleur dettes et leurs finances comme les font les entreprises, c’est-à-direen puisant dans leurs marges de crédit quand les revenus sont insuffisants.Et c’est bien ainsi, soutiennent-ils.

Bien qu’il reconnaissent que l’accès facile au créditcomporte des pièges pour les consommateurs, le recours à l’argentemprunté n’est pas toujours synonyme de finances en désarroiet de mauvaise gestion du budget familial. Les instruments de créditd’aujourd’hui, jumelés aux bas taux d’intérêt,offrent une souplesse qui permet aux ménages de moduler à longterme leur rythme de consommation en fonction de leurs revenus.

La dette des ménages, soulignent-ils, croît plus lentement aujourd’huique durant les années 1970 et 1980. Oui, les consommateurs recourentde plus en plus aux marges de crédit pour boucler leurs fins de mois,mais cela se fait en remplacement des prêts traditionnels à versementsfixes, aux hypothèques résidentielles et aux achats par cartesde crédit.

Derek Holt et Ivana Rupcic s’étonnent qu’on s’inquiètedu fait que la dette des ménages progresse plus rapidement que leursrevenus. Ce n’est rien de nouveau, disent-ils, cette tendance existe depuisdes décennies !

Par ailleurs, l’utilisation du crédit pourrait modifier le scénariodes trois étapes de la planification de la retraite(accumulation, préservationet érosion du capital de retraite). Ils font remarquer que la phase d’accumulationpourrait être plus rapide au départ de la vie professionnelle etralentir à mesure qu’on avance vers la retraite.

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