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Économie

Croissance solide de l’économie canadienne prévue pour 2015

17 octobre 2014 | La rédaction | Commenter

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Les deux derniers trimestres ayant été particulièrement productifs, l’économie canadienne serait en voie de connaître une importante croissance au cours de la prochaine année, selon le rapport Provincial Monitor, publié par la Direction des études économiques de BMO.

« La croissance du PIB réel est en bonne voie d’atteindre 2,3 % cette année, après avoir enregistré 2 % en 2013, et avant d’accélérer jusqu’à 2,4 % en 2015, a expliqué Robert Kavcic, économiste principal, BMO Marchés des capitaux. Le renforcement du PIB observé récemment s’explique en grande partie par une hausse de nos exportations nettes, alors que la faiblesse du dollar canadien ainsi que la reprise économique aux États-Unis viennent clairement aider à atteindre ce résultat. »

Le coup de pouce de la reprise américaine

L’économie du Québec devrait bénéficier de la reprise économique aux États-Unis, alors qu’une hausse de PIB de 1,8 % et de 2 % sont respectivement anticipées pour 2014 et 2015.

Le rapport table, entre autres, sur la hausse des exportations nettes vers les États-Unis et sur les effets de la faiblesse de la devise canadienne.

« La combinaison d’une demande plus solide en provenance des États-Unis et de la faiblesse du dollar canadien semble maintenant avoir un effet positif sur l’économie du Québec, indique Robert Kavcic. L’investissement des entreprises a enregistré un premier trimestre positif en près de deux ans, au deuxième trimestre de 2014. Même si la croissance sera difficilement solide dans ces secteurs, il semble que le piétinement important de l’économie du Québec soit à tout le moins en train de diminuer. »

À surveiller

Grandes causes identifiées de cette stagnation économique : le marché immobilier « timide », notamment celui de Montréal, qui a enregistré au cours des 12 derniers mois le plus faible volume de ventes depuis 12 ans. De plus, le taux de chômage se situe à 7,8 %, soit à 1 % au-dessus de la moyenne nationale.

Toutefois, si l’emploi dans le secteur privé a chuté de près de 3 % depuis le pic de 2012, il a connu une hausse de 0,1 % par rapport à l’année précédente en septembre dernier.

Disparités régionales

Selon le rapport, le PIB de l’Alberta devrait s’apprécier de 3,5 % en 2014 et de 2,9 % en 2015, soit la seule province avec une croissance de près de 3 %.

Pour la Colombie-Britannique, les résultats devraient avoisiner ceux de la moyenne nationale en 2015. Du côté de la Saskatchewan et du Manitoba, le document indique « que des récoltes fluctuantes influenceront probablement la croissance. »

Le taux de croissance attendu pour l’Ontario se chiffre à 2 % pour 2014 et 2,4 % en 2015, une hausse par rapport au 1 % enregistré au cours des deux dernières années.

En dépit d’un contexte lié au faible développement démographique et à des compressions budgétaires annoncées, les provinces de l’Atlantique devraient quand même connaître des hausses de PIB, aussi modestes soient-elles.

La Nouvelle-Écosse devrait dominer le classement avec un taux de 1,6 % en 2014 et de 2,1 % en 2015, suivie par le Nouveau-Brunswick et l’Île-du-Prince-Édouard, qui devraient bénéficier de la faiblesse du huard pour stimuler les exportations. La croissance du PIB à Terre-Neuve-et-Labrador devrait, quant à elle, avoisiner le 1 %.

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