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Dans la mire de l’IQPF

11 juin 2014 | Jean-François Venne | Commenter

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Quart de siècle ou pas, l’IQPF n’a pas l’intention de s’asseoir sur ses lauriers. Une fois soufflées les bougies du gâteau d’anniversaire, ses dirigeants retrousseront leurs manches pour affronter des défis de taille.

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Même son de cloche chez Jean-Guy Grenier. Selon lui, les formations de l’IQPF conviennent à ceux dont la clientèle est constituée de salariés, mais moins à ceux conseillant des travailleurs autonomes ou des entrepreneurs, et qui sont à la recherche de solutions plus sophistiquées.

Pas facile de trouver un juste équilibre! Jocelyne Houle-LeSarge rappelle tout de même que plus de 90 % des participants se disent satisfaits des formations, selon les sondages réalisés par l’organisme. Elle ajoute aussi que les formations initiales et continues sont en constante évolution. « Par exemple, nous tentons présentement d’introduire davantage de notions de finance comportementale dans les cours », dit-elle.

Pas une association

Autre demande fréquente des planificateurs financiers : une meilleure promotion de leur métier. Un souhait que la PDG entend, mais qui ne concerne pas directement la mission de l’organisme, selon elle. « Nous sommes un institut de formation, pas une association », souligne Jocelyne Houle-LeSarge.

Elle rappelle que pendant quelques années, il fallait payer pour être membre de l’IQPF et ainsi recevoir divers services ou avantages. La consultation de La Solution, la bible des planificateurs financiers, leur était même réservée. « Mais comme la moitié des planificateurs financiers étaient membres et que l’autre non, cela avait fini par créer une perception négative, avance la PDG. Plusieurs soutenaient que nous favorisions nos membres. Nous avons changé de cap. » Cette cotisation est abolie depuis 2010, et tous les affiliés ont accès aux mêmes services.

Si un rôle associatif n’est pas dans les plans de l’IQPF, celui d’un ordre professionnel continue d’y occuper une place de choix. Malgré le rejet par l’Office des professions du Québec d’une demande en ce sens déposée en 2004, le dossier n’est pas clos, assurent d’une même voix Francine Beaulieu et Jocelyne Houle-LeSarge. « La vaste majorité des planificateurs financiers réclament cet ordre, et nos sondages auprès du public démontrent que ce dernier le souhaite aussi », dit la PDG.

Reste à en convaincre le gouvernement. Un dossier éminemment politique, qui devrait occuper encore les administrateurs de l’IQPF pendant quelques années.

Les chiffres clés

  • 860 personnes reçoivent le premier diplôme de l’IQPF en 1992.
  • 9 607 personnes ont reçu ce diplôme à ce jour.
  • Nombre d’affiliés en 2014 :
    • Hommes    2 522 (56 %)
    • Femmes     1 975 (44 %)
    • Total         4 497
  • 7 femmes siègent parmi les 16 membres du conseil d’administration. Avant 1994, elles n’avaient jamais représenté plus de 10 % du CA.
  • 3 000 personnes suivent la page Facebook de l’IQPF.
  • 65 % des affiliés de l’IQPF travaillent dans des institutions financières, 7 % dans des compagnies d’assurances, 7 % dans des cabinets de services financiers.
  • Les planificateurs financiers représentaient 10,4 % des membres de la Chambre de la sécurité financière en 2012 (4 610 inscrits faisaient de la planification financière).

Notre dossier sur les 25 ans de l’IQPF :

Far West et cowboys
Paroles d’ex-présidents
Dans la mire de l’IQPF
D’un océan à l’autre
La grande dame de l’IQPF


Ce texte est paru dans l’édition d’avril 2014 de Conseiller. Cliquez ici pour consulter l’ensemble du numéro.

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