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De nouvelles règles pour les banques américaines

11 avril 2014 | La rédaction | Commenter

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Les grandes banques américaines se verront bientôt imposer des contraintes supplémentaires, rapporte Le Monde.

La Réserve fédérale (Fed), l’agence américaine de garantie des dépôts bancaires (FDIC) et l’Office of the Comptroller of the Currency ont en effet adopté cette semaine de nouvelles règles pour sécuriser le système financier.

Ainsi, les plus grandes institutions financières du pays seront désormais tenues d’augmenter de manière importante le rapport entre leurs fonds propres et leurs actifs, autrement dit le ratio de levier.

Le nouveau ratio devra atteindre 5 % pour leurs holdings et 6 % pour leurs filiales assurées par la FDIC, soit nettement plus que les 3 % exigés par la réglementation bancaire internationale (Accords de Bâle III).

Les banques ont jusqu’au 1er janvier 2018 pour se conformer à la loi.

Réduire le risque de faillite

L’objectif des autorités est de réduire leurs prises de risque afin de mieux résister à une nouvelle crise financière.

Pour répondre à cette exigence, les établissements concernés, dont Bank of America, Citigroup, Morgan Stanley, JP Morgan Chase, Wells Fargo et Goldman Sachs, devront trouver de 68 à 95 milliards de dollars auprès de leurs actionnaires, estiment les analystes.

« Cette règle est une partie importante des nouveaux standards de gestion prudentielle des grandes banques américaines d’importance systémique, destinée à réduire la probabilité d’une faillite », a déclaré au Monde Janet Yellen, présidente de la Fed.

En effet, « la crise financière a montré que certains groupes financiers étaient devenus si importants, endettés et interconnectés que leur faillite pourrait poser une menace pour la stabilité financière dans son ensemble ».

L’augmentation du ratio de levier est un « filet de sécurité essentiel » pour contrer « les risques pris par les banques les plus systémiques », a pour sa part estimé Daniel Tarullo, gouverneur de la Réserve fédérale.

Lors de la crise de 2008, plusieurs institutions financières, trop lourdement endettées, avaient dû être secourues par l’État, chez nos voisins du Sud et en Europe, avec l’argent des contribuables.

À lire : Les banques américaines camouflent encore des risques

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