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Argent

Des étudiants fauchés et malavisés

27 août 2013 | Ronald McKenzie | Commenter

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Vos clients rechignent à cotiser à un REEE? Un sondage du site Kijiji pourrait les convaincre de changer d’idée en cette période de rentrée scolaire.

L’étude révèle en effet que 41 % des étudiants québécois post-secondaires n’ont pas assez d’argent pour subvenir à tous leurs besoins. Malgré une planification initiale, la rentrée scolaire peut donner lieu à des dépenses imprévues, de sorte que les étudiants sont contraints de réviser leurs budgets à la hausse. Pour ceux quittant le domicile familial pour la première fois, la réalité peut être encore plus éprouvante.

Le manque d’argent est l’un des problèmes les plus fréquents chez les étudiants sondés, particulièrement parmi les universitaires (52 %) et ceux qui auront un logement à payer à l’automne 2013 (56 %). Un peu plus du quart des étudiants sondés (26 %) indiquent que leur budget en prévision de la rentrée scolaire n’était pas suffisant.

Cela peut entraîner des difficultés bien réelles : plus de la moitié (53 %) des personnes interrogées ont affirmé manquer de fonds pour l’achat de livres ou de fournitures scolaires.

« Un site comme Kijiji peut représenter une bonne option autant pour les nouveaux étudiants que les anciens. En achetant ou en échangeant vos livres sur le site, vous réaliserez des économies ou tirerez un revenu, sans compter l’économie de temps qui pourra être investie ailleurs », recommande Kijiji.

On ignore les domaines lucratifs

Profitant de l’effervescence entourant le retour en classe, Marchés mondiaux CIBC se désole que trop d’étudiants obtiennent un diplôme dans des secteurs à faible demande. En dépit des preuves écrasantes voulant que le domaine d’études choisi soit le principal facteur à influer sur la situation professionnelle, les étudiants d’aujourd’hui « ne se sont pas autant dirigés vers des domaines plus lucratifs que le dicterait la réalité changeante du marché du travail », affirme Marchés mondiaux CIBC.

Les étudiants qui privilégient les sciences molles feraient les frais de leur choix. Selon la banque d’affaires, l’examen de l’écart des revenus d’un domaine à l’autre montre que les étudiants en lettres, en sciences humaines et en sciences sociales courent « un risque beaucoup plus grand de se retrouver dans une catégorie à plus faible revenu » que ceux qui décrochent un diplôme en santé, en génie ou en commerce.

« Ces secteurs moins lucratifs englobent un peu moins de la moitié de tous les étudiants récemment diplômés. Autrement dit, les étudiants canadiens continuent à se diriger vers des domaines ne leur offrant pas d’avance relative quant aux perspectives de revenus une fois leur diplôme en poche », déplore Marchés mondiaux CIBC.

La plupart des Canadiens savent que, en moyenne, un diplôme en ingénierie rapportera davantage qu’un diplôme en histoire médiévale. L’écart positif lié au domaine d’études n’est pas un phénomène propre au Canada. Il a été observé aux États-Unis, en Suède et dans d’autres pays industrialisés.

« Toutefois, il semble bien que, même en sachant tout cela, les étudiants n’aient pas pris les décisions les plus rentables. À l’exception du commerce, depuis 10 ans, nous n’avons pas observé d’afflux important d’étudiants vers des programmes offrant des débouchés plus payants », note l’institution financière.

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