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Des fiches éducatives qui font tiquer

25 avril 2016 | La rédaction | Commenter

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journaux_web_ordinateur_425CFA Montréal vient de lancer une série de fiches afin d’aider les investisseurs à mieux comprendre les enjeux de la planification de la retraite. Cependant, l’association utilise abondamment les termes « planification financière » et « conseiller financier », qui sont normalement réservés aux Pl. Fin. dans le premier cas, et erronés dans le deuxième.

Ces fiches accessibles en ligne contiennent des informations « totalement impartiales et objectives » à propos de la planification financière, affirme le CFA par voie de communiqué.

Mais l’utilisation de l’expression « planification financière » ne plaît pas à tous. Si Jocelyne Houle-LeSarge, présidente de l’Institut québécois de planification financière (IQPF), ne va pas jusqu’à se dire « choquée », elle déplore néanmoins que cet usage se fasse souvent à mauvais escient par les temps qui courent, a-t-elle expliqué à Conseiller la semaine dernière.

« L’IQPF mène une campagne publicitaire de notoriété depuis quelque temps pour dire aux gens que le métier de planificateur financier existe. C’est peut-être la raison pour laquelle d’autres décident d’utiliser cette terminologie. Peut-être est-elle plus parlante que « conseiller », qui ne veut pas dire grand-chose », ajoute-t-elle.

Pour ce qui est de l’expression « conseiller financier », elle est proscrite par le Règlement sur les titres similaires au titre de planificateur financier. On peut toutefois parler d’un « conseiller en services financiers » pour désigner les professionnels du domaine.

UNE ERREUR RECONNUE PAR LE CFA

Mis au fait de l’utilisation erronée de cette terminologie, CFA Montréal a rapidement réagi et indiqué à Conseiller que la situation sera corrigée.

« Vous avez raison. L’emploi des mots « conseiller financier » est incorrect, comme en atteste l’information largement véhiculée à ce sujet par l’Autorité des marchés financiers (AMF) et la Chambre de la sécurité financière. Ces fiches ont d’abord été rédigées en anglais et cette erreur s’est glissée lors de la traduction. Elle a par la suite échappé à notre attention », a expliqué par courriel la présidente de CFA Montréal, Sophie Palmer.

« Afin de nous assurer qu’aucune erreur terminologique ne subsiste, nous avons soumis l’ensemble de nos fiches à l’expert en littératie financière de l’AMF afin d’apporter toutes les précisions ou modifications requises dans nos documents, incluant le titre des fiches Principes d’investissements et planification financière, qui pourrait devenir Principes d’investissements uniquement », précise Mme Palmer. Elle ajoute que le tout sera corrigé le plus rapidement possible, sur le site de CFA Montréal ainsi que dans les fiches.

AIDER L’INVESTISSEUR

Malgré ces accrocs aux règles, les fiches de CFA Montréal partent tout de même de bonnes intentions, explique la présidente de l’association.

« La planification de la retraite est un défi de taille qui comporte des aspects complexes, même pour les spécialistes. Cette série de documents n’a pas pour but de transformer le lecteur en investisseur chevronné, mais de l’aider à voir clair dans ses priorités, à faire des choix éclairés et à améliorer la qualité de gestion de ses actifs. Certains facteurs clés augmentent considérablement les chances de succès et expliquent en grande partie ce qu’il faut savoir en tant qu’investisseur. C’est ce que CFA Montréal a voulu mettre en lumière dans ces fiches informatives », indique-t-elle dans un communiqué.

Divisée en deux parties, la série de documents traite d’une part des aspects mécaniques du processus d’investissement, du rôle des conseillers en placement et des principes d’investissement applicables à tous les types d’investisseurs. La deuxième partie traite de l’art d’investir, plus précisément de la façon de faire face à un grand nombre d’incertitudes.

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