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Des millions de Néo-Canadiens en difficulté financière

2 octobre 2014 | Rémi Maillard | Commenter

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Les nouveaux arrivants au Canada doivent affronter de nombreuses difficultés après leur installation dans leur pays d’adoption, constate une étude publiée hier par l’Institut Info-Patrimoine BMO.

Intitulé La voie vers la prospérité financière des nouveaux arrivants au Canada, ce document montre par exemple que la principale priorité financière de près de 90 % des personnes originaires de Chine et d’Asie du Sud consiste à avoir assez d’argent pour couvrir leurs dépenses quotidiennes.

Économiser pour les études de leurs enfants est la deuxième priorité pour 64 % des néo-Canadiens venus de Chine et pour 79 % de ceux d’Asie du Sud.

Enfin, épargner en vue de parer à d’éventuels problèmes de santé et d’avoir une retraite est leur troisième grande préoccupation.

Immigration la plus élevée du G8

D’une manière générale, près de la moitié des immigrants disent que la recherche d’un emploi est la plus grande difficulté qu’ils ont rencontrée après leur arrivée.

Selon Statistique Canada, quelque 1 162 900 personnes nées à l’étranger ont immigré au pays (soit environ 3,5 % de la population totale) entre 2006 et 2011. De tous les membres du G8, c’est au Canada que cette proportion est la plus élevée.

« Le début d’une nouvelle vie au Canada peut être une expérience enthousiasmante, mais l’adaptation à un nouveau pays comporte de nombreuses difficultés, dont quelques-unes des plus importantes sont liées aux questions financières », résume Jean Richard, vice-président, Groupe gestion de patrimoine à BMO Nesbitt Burns.

Contraintes financières

Selon l’étude, les contraintes financières figurent parmi les principaux problèmes auxquels sont confrontés les nouveaux arrivants, après la question de l’emploi, l’apprentissage d’une nouvelle langue et l’adaptation au climat.

« Étant donné que les nouveaux Canadiens doivent surmonter de nombreux obstacles, il est d’autant plus important qu’ils mettent leur situation financière en ordre », souligne Jean Richard.

Les priorités financières d’un immigrant peuvent varier selon le programme gouvernemental en vertu duquel il est arrivé au pays, note par ailleurs l’enquête.

Ainsi, s’il est venu grâce à un visa pour le démarrage d’une entreprise, il aura besoin de conseils d’experts, de solutions bancaires économiques ainsi que d’outils et de ressources pratiques pour réussir son entrée sur le marché.

Tout cela représente « autant de possibilités que de défis », conclut BMO.

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