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Des portefeuilles prêts pour les changements climatiques

28 septembre 2016 | La rédaction | Commenter

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pollution_usine_centrale_425Les investisseurs d’aujourd’hui ont tout intérêt à tenir compte des changements climatiques, estime le BlackRock Investment Institute (BII).

Dans une récente entrevue accordée au Figaro, l’un des dirigeants du bureau d’études du principal gestionnaire de fonds mondial juge qu’il est désormais indispensable d’intégrer les risques croissants liés au climat dans la gestion des portefeuilles.

« Nous pensons que les facteurs de risque climatiques sont sous-estimés et sous-valorisés, car ils sont perçus comme lointains », explique Ewen Cameron Watt, directeur au BII. Toutefois, poursuit-il, « les perceptions changent à mesure que les gouvernements et les entreprises cherchent les moyens optimaux de lutter contre ces risques ».

« DES OPPORTUNITÉS À EXPLOITER »

Selon Le Figaro, cette prise de conscience est due au fait que « le rythme du changement climatique et les modalités de la transition vers une croissance plus économe en carbone sont source de risques pour les portefeuilles ». Autrement dit, résume le quotidien français, « les investisseurs qui intègrent ces enjeux seront en mesure d’exploiter les opportunités liées à ces évolutions ».

Parmi les nombreuses manières de tenir compte des enjeux climatiques dans leurs portefeuilles, le BII suggère aux investisseurs de recourir « à des outils et des processus permettant d’intégrer systématiquement des données environnementales dans leur processus d’investissement », par exemple en considérant l’utilisation des énergies fossiles, la consommation d’eau ou le bilan carbone.

L’intérêt? Ayant bien compris ce à quoi ils s’exposent, les investisseurs deviennent capables de mieux gérer leurs affaires, et nombre d’entre eux choisissent d’ailleurs d’optimiser leurs portefeuilles afin d’éviter d’éventuels risques climatiques.

MEILLEURES PERFORMANCES À LONG TERME

Selon le BII, il est possible de générer une « surperformance climatique » par rapport au marché. Le bureau d’études en veut pour preuve que les entreprises américaines qui se soucient le plus de l’environnement offrent souvent une meilleure rentabilité que les autres. « Avoir connaissance des problèmes climatiques permet aux investisseurs qui anticipent ces questions de générer de meilleures performances à long terme », explique l’institut.

Les solutions que propose le secteur de la finance aux entreprises désireuses de se prémunir contre les risques climatiques se divisent en deux catégories, indique Le Figaro : les dérivés climatiques et les « Cat Bonds » (ou « obligations catastrophe »). Les premiers sont « des instruments de couverture contre un risque météorologique » tels que la température, la pluie ou la neige, précise le journal. Ainsi, un fabricant de crème glacée pourra par exemple se protéger des effets néfastes pour lui d’un été anormalement frais. Quant aux « Cat Bonds », il s’agit d’obligations permettant de couvrir la quasi-totalité des risques climatiques majeurs, comme les tempêtes ou les tremblements de terre.

Conclusion du Figaro : même si les techniques de couverture alternatives du risque demeurent pour l’instant marginales, « tous les professionnels investissent massivement ce marché, qui affiche des taux de rentabilité alléchants pour une faible mobilisation de capital ».

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