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Économie

Des signaux d’achats pour les actions européennes

22 octobre 2012 | La rédaction | Commenter

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Morningstar présente, par le biais de son auteur Samuel Lee, trois modèles simples qui envoient des signaux d’achats pour les actions européennes, en se basant sur la théorie des « hérissons » et des « renards ». L’investisseur aurait ainsi intérêt à éviter « l’erreur du hérisson » et devrait plutôt se mettre à penser comme un « renard ».

C’est le psychologue de l’Université de Pennsylvanie Philip Tetlock qui s’est livré à une étude d’envergure sur les prédictions des supposés experts. Le chercheur considère le rendement boursier de ces derniers comme étant plutôt modeste, et tend à démontrer de nouveau la supériorité des modèles quantitatifs par rapport au jugement d’un être humain dans l’art d’effectuer des prédictions.

M. Tetlock a ainsi départagé les experts en deux catégories, soit celle des « hérissons » ou celle des « renards », dans l’objectif de comparer leurs historiques de rendement respectif. « Les hérissons sont des penseurs de haute volée qui enseignent la connaissance d’un modèle universel de la manière dont le monde fonctionne, explique l’auteur en s’appuyant sur ladite recherche. Les renards, de leur côté, sont des penseurs éclectiques et ponctuels qui voient le monde par différentes lentilles sans être jamais sûrs de leur validité », de poursuivre celui-ci.

Les hérissons donnent les impressions les plus favorables, car ils sont extrêmement confiants dans leur capacité à faire des prédictions extrêmes, mais les renards sont les plus aptes à faire des prédictions en général.

Malheureusement, les « experts » qui s’affichent le plus souvent dans les médias tendent à être de la catégorie des hérissons, biaisant ainsi à l’occasion le jugement des investisseurs de par leur mode de pensée unique.

Les trois modèles présentés indiquent ainsi que les titres boursiers européens représentent actuellement un investissement potentiellement intéressant. Bien entendu, il est nettement plus facile pour l’investisseur d’ignorer les modèles mentionnés à la lumière des manchettes décourageantes de l’actualité qui proviennent de l’Europe, et d’entrer ainsi dans le piège qu’est celui du « hérisson ».

À l’inverse, l’investisseur pourrait conclure qu’il est pratiquement impossible de synchroniser le marché. Ces modèles peuvent servir de base à une réflexion d’investissement, malgré l’incertitude qui prévaut sur les différentes places boursières mondiales.

1. Le modèle Gordon
Le modèle Gordon d’actualisation des dividendes répond à la plus importante question sur les placements : quel rendement suis-je en droit d’espérer d’un tel investissement? Il peut simplement être réduit à l’équation k = d + g, où « k » est le rendement déjà obtenu, « d » est le rendement prospectif, et « g » le taux de croissance des dividendes. En d’autres termes, le rendement attendu d’un actif est son rendement actuel plus la croissance estimée de ses dividendes par action.

Toujours selon l’auteur Samuel Lee, le modèle suggère que le rendement attendu de cette longue période postinflationniste européenne est un total annualisé de 5,5 %, soit la somme d’un rendement de 4 %, plus 1,5 % de croissance réelle des dividendes par action. « Cela surpasse les rendements attendus aux États-Unis de 3,5 % (un rendement de 2 % plus 1,5 % de croissance réelle des dividendes par action) », de conclure l’analyste de fonds négociés en Bourse chez Morningstar.

2. Tendance à revenir à la moyenne
Ce modèle part de la prémisse que les marchés boursiers ont tendance à revenir à leur moyenne. Les marchés réagissent souvent exagérément à de moins bons résultats financiers, par exemple, accordant ainsi une valeur marchande inférieure à la valeur comptable d’une action. « La stratégie axée sur la valeur la plus étudiée est celle du tri en fonction du cours-valeur comptable, popularisée par Eugene Fama et Kenneth French » explique M. Lee.  Cette stratégie annuelle suggère d’acheter les actions qui ont les ratios cours-valeur comptables les plus bas et d’éviter celles qui ont les ratios les plus élevés.

Conclusion : « Cette stratégie a produit un rendement excédentaire de 4,42 % annualisé pour la période allant de 1976 à 2011. La tendance à revenir à la moyenne suggère que l’Europe est bien placée pour surperformer à long terme », confirme M. Lee.

3. L’élan
Cette stratégie, basée sur la tendance à revenir à la moyenne, a rapporté 7,63 % de rendements annualisés excédentaires au cours de la période allant de 1976 à 2011. Plus complexe, l’élan conjugue l’ajout de positions longues et courtes au portefeuille en provenance d’une sélection de plusieurs pays et de places boursières qui ont les rendements mobiles les plus élevés et les plus faibles, respectivement.

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