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Des stratégies pour profiter de son REER

25 janvier 2011 | Ronald McKenzie | Mis à jour le 19 avril 2013 | Commenter

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Les REER et les FERR sont de formidables outils d’épargne-retraite tant que leurs souscripteurs demeurent vivants et qu’ils peuvent en profiter, dit le gestionnaire Ted Rechtshaffen.

Mais, à leur décès, les choses se compliqueront s’ils ne peuvent pas les rouler en franchise d’impôt à leur conjoint. En effet, le fisc percevra son dû. Dans certains cas, près de la moitié du solde du REER ou du FERR aboutira dans les coffres de l’État, laissant la succession en plan. Au Québec, le taux marginal combiné de 49,97 % s’applique lorsque le revenu imposable d’un particulier atteint 135 055 $.

Que faire pour amortir ce choc fiscal? Ted Rechtshaffen propose trois solutions :

1. Ne pas mettre autant d’argent dans son REER
Cette recommandation vise notamment les personnes qui ont un taux d’imposition peu élevé et qui verront celui-ci augmenter sensiblement lorsque leur REER sera désenregistré (à leur décès, par exemple, s’ils n’ont pas de conjoint). Toutefois, la décision de limiter ses cotisations à un REER doit être prise après un examen exhaustif de sa situation financière et dans le cadre d’une projection à long terme des revenus. Au contraire, dit Ted Rechtshaffen, les hauts salariés ont tout intérêt à maximiser leurs cotisations REER, à cause de leur taux d’imposition élevé.

2. Profiter de son REER pendant qu’on est en santé
Dans une perspective purement financière, les épargnants devraient retirer de l’argent de leur REER dans les années où leur taux d’imposition est faible. Mais, d’un point de vue philosophique, ces épargnants devraient profiter de leur REER pendant qu’ils sont en bonne santé, et ce, peu importe l’impact fiscal qu’ils subiront, indique Ted Rechtshaffen. « Il n’y a rien d’agréable à retirer 100 000 $ de son REER si on est malade et qu’on ne peut pas en jouir. Mieux vaut l’employer trop tôt que trop tard », lance-t-il.

3. « Détaxer » les retraits de son REER
Cette stratégie s’adresse aux épargnants qui ont fini de rembourser leur hypothèque et qui ont un REER ou un FERR substantiel. L’idée est de réhypothéquer la maison ou de souscrire une marge de crédit hypothécaire, et d’investir la somme prêtée dans un portefeuille de revenus non enregistré. Les intérêts sont alors déductibles d’impôt. S’ils se chiffrent à 10 000 $, par exemple, l’épargnant pourrait sortir 10 000 $ de son REER ou de son FERR. « Le revenu imposable supplémentaire que représente ce retrait sera éliminé par la déduction accordée aux intérêts sur le prêt », explique Ted Rechtshaffen. Si le portefeuille non enregistré génère 5 %, calcule l’expert, ce sera l’équivalent d’un retrait REER à l’abri de l’impôt.

Ted Rechtshaffen conclut en disant que les REER généreusement garnis peuvent être une arme à double tranchant. Les épargnants qui sont dans la cinquantaine ou dans la soixantaine devraient consulter leurs conseillers pour mettre en place des stratégies destinées à éviter les mauvaises surprises fiscales, dit-il.

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