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Desjardins et les banques réduisent leur taux préférentiel

29 janvier 2015 | La rédaction | Commenter

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Les plus grandes banques au pays ont commencé à redistribuer, au moins en partie, les économies résultant de la baisse du taux directeur de la Banque du Canada en réduisant leurs taux d’intérêt préférentiels, rapporte La Presse canadienne.

La Banque Royale a été la première à annoncer, mardi, la réduction de son taux de 15 points de base. Depuis hier, ce barème, qui détermine en outre les taux hypothécaires variables, est passé de 3 % à 2,85 %. Toutes les grandes banques canadiennes l’ont imitée, de même que le Mouvement Desjardins, dont le nouveau pourcentage entrera en vigueur à partir d’aujourd’hui.

Des taux encore plus bas au printemps?

Le cofondateur de Spin Mortgage, Steve Pipkey, a indiqué à La Presse canadienne que le taux préférentiel offert par les banques commerciales au pays suivait généralement la tendance du taux directeur de la banque centrale, faisant valoir qu’il est inhabituel pour les institutions financières de redistribuer seulement partiellement les économies aux consommateurs.

Le spécialiste a dit croire que la Banque Royale tentait probablement de protéger ses marges bénéficiaires, étant donné que le taux de financement à un jour de la Banque du Canada est déjà si bas (la semaine dernière, elle l’avait abaissé d’un quart de point de pourcentage, à 0,75 %).

Des courtiers hypothécaires ont par ailleurs souligné que les banques canadiennes avaient commencé à réduire certains des taux offerts à leurs clients les plus fiables, et que les taux pourraient chuter encore davantage lorsque le marché immobilier printanier battra son plein.

Pas de recul des hypothèques à taux variables

Selon Robert McLister, fondateur de RateSpy.com, les principaux établissements au pays offrent désormais des taux hypothécaires fixes de cinq ans dans les environs de 2,84 % à ce type de clientèle. Ce n’est pas très éloigné du taux le plus bas évalué par RateSpy, qui était de 2,74 % en avril 2013, souligne La Presse canadienne.

Les hypothèques à taux variables, calculées essentiellement à partir des taux préférentiels des banques commerciales, n’ont quant à elles pas encore affiché de recul.

Les taux à échéance fixe sur cinq ans suivent généralement la tendance des rendements des obligations sur cinq ans, qui ont beaucoup chuté au cours du dernier mois. Steve Pipkey a souligné que l’écart entre les rendements des obligations et les taux hypothécaires à échéance fixe était beaucoup plus marqué actuellement qu’à l’habitude.

De son côté, le président de Royal LePage, Phil Soper, a récemment estimé que les prêteurs pourraient attendre jusqu’au printemps, au sommet de la saison immobilière, avant de réduire les taux hypothécaires. « Annoncer une aubaine sur leurs taux dès maintenant reviendrait à annoncer les prix du Boxing Day en novembre », a-t-il fait valoir.

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