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Desjardins : les 3 grandes ambitions de Guy Cormier

6 mai 2016 | La rédaction | Commenter

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Guy Cormier, nouveau président du Mouvement Desjardins.

Guy Cormier, président du Mouvement Desjardins.

Reconquérir le cœur des Québécois, faire en sorte que Desjardins devienne une seule grande organisation humaine, moderne et performante, et investir dans le personnel. Telles sont les trois grandes aspirations du nouveau président du Mouvement, Guy Cormier.

À l’occasion de sa première sortie publique hier devant la Chambre de commerce de Lévis, Guy Cormier a dit souhaiter mettre de l’avant les forces de l’entreprise, notamment son statut de coopérative, qui la protège contre les acquisitions extérieures, ainsi que sa volonté d’inscrire résolument la banque dans le monde financier de demain, relate Desjardins dans un communiqué.

« Desjardins a déjà été premier dans le cœur des gens. Je veux qu’il le redevienne », a fait valoir M. Cormier en présentant sa première ambition : aligner Desjardins sur sa raison d’être en se recentrant sur ses membres et en prenant sa place de leader socio-économique.

« Je sais que chaque région a ses particularités. Que les aspirations et les défis des collectivités ne sont pas les mêmes partout. Que les besoins de nos entrepreneurs ne sont pas les mêmes partout. Et que la concurrence varie d’une région à l’autre », a-t-il relaté pour illustrer le défi au quotidien du réseau des caisses.

Le président a pris l’engagement de faire de Desjardins une institution plus accueillante pour les jeunes, que ce soit dans l’accompagnement avec un virage fort et rapide sur le mobile, une offre de service plus personnalisée ou encore par un meilleur soutien aux jeunes entrepreneurs.

PLUS DE TECHNOLOGIE

Pour mieux faire face à la concurrence et à l’instabilité des marchés financiers, M. Cormier veut, en deuxième lieu, exploiter le plein potentiel du Mouvement.

« Nous devrons être audacieux pour offrir à nos membres des produits et services au moment, à l’endroit et de la manière dont ils les veulent. En utilisant davantage et mieux la technologie, a-t-il souligné. Desjardins, ça ne se résume pas à un réseau de caisses physiques, un réseau virtuel, des filiales d’assurances ou une fédération. Desjardins, c’est tout cela à la fois, y compris du point de vue de nos membres et clients. C’est pourquoi je veux que Desjardins soit une seule grande organisation humaine, moderne et performante, avec laquelle c’est simple de faire affaires. »

Évoquant les débats entourant la fermeture de certains points de services ou guichets automatiques, M. Cormier a par ailleurs réitéré son engagement d’appuyer les caisses dans leurs décisions.

« Les dirigeants et l’équipe de direction des caisses ont la responsabilité de penser et de planifier pour le long terme. Je n’ai pas à décider à leur place », de préciser celui qui a été directeur général de caisse pendant sept ans avant de devenir gestionnaire de la Fédération des caisses Desjardins à compter de 2009.

Pour réaliser sa deuxième ambition, M. Cormier mise donc sur l’innovation.

« Nous vivons à l’heure du paiement sans contact, des portefeuilles numériques, des plateformes de prêts et des conseillers-robots. Desjardins doit continuer, avec détermination, à négocier le virage numérique amorcé, a-t-il illustré. Le plus grand défi, à mes yeux, consiste à innover tout en demeurant en tout temps pertinent et connecté sur la réalité de nos membres. »

LE PERSONNEL À L’AVANT-PLAN

Et pour cela, Guy Cormier mise sur son personnel. C’est là sa troisième ambition.

« En cette ère technologique où tout va vite, ce sont les personnes qui font une différence, affirme-t-il. C’est le cas de nos 5 000 dirigeants, qui représentent nos membres et nos communautés et nous permettent d’adapter nos offres de service en fonction de chacun des milieux. Là-dessus, Desjardins est vraiment unique. »

Les directeurs généraux et les directeurs de centres Desjardins Entreprises sont ainsi, à ses yeux, bien plus que des gestionnaires de premier plan, mais de véritables leaders dans leur environnement.

Dans une ère où toute nouveauté est rapidement copiée, le grand patron du Mouvement explique que durant les 17 années qu’il a passées dans le réseau des caisses, il a appris que ce sont les employés qui apportent une valeur ajoutée auprès des membres. Grâce à la qualité de l’expérience qu’ils leur font vivre. Grâce à leur écoute.

« Pour l’essentiel, aucune machine ne peut remplacer la relation entre des personnes, a-t-il conclu. Je veux donner un nouvel élan à notre Mouvement. Parce qu’au bout du compte, ce sont nos membres, nos clients et nos collectivités qui en seront les grands gagnants. »

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