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Le PQ relance l’idée des banques postales

16 mai 2018 | La rédaction | Commenter

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Argent_Retraite_Epargne_Billets_RRC_PhotoGallery_621Le Parti québécois propose que Desjardins s’associe avec Postes Canada pour que ses comptoirs proposent des services financiers aux consommateurs résidant dans des zones isolées, rapporte QMI.

L’agence de presse de Québecor note cependant que la société fédérale a déjà rejeté une telle éventualité il y a cinq ans, lorsque le Mouvement l’avait approchée pour lui proposer un partenariat.

« En 2012, on savait qu’il y avait des transformations qui devaient arriver. […] On est allés voir des joueurs, certains nous ont dit oui, mais Postes Canada nous a dit : « Ce n’est pas dans nos priorités » », a rappelé lundi Guy Cormier, président et chef de la direction de la coopérative financière.

DESJARDINS PRÊT À DISCUTER AVEC POSTES CANADA

Devant les membres de la Commission de l’aménagement du territoire, à l’Assemblée nationale, le dirigeant a indiqué ne pas avoir l’intention de relancer la société d’État, précisant toutefois que si celle-ci changeait d’avis il serait disposé à entendre ses éventuelles propositions. « Avec l’offre de services qu’on a en ce moment, on va attendre que les autres viennent nous voir [pour nous proposer des solutions] », a-t-il déclaré.

Également interrogé par les parlementaires sur cette question, le président pour le Québec de l’Association des banquiers canadiens, Éric Prud’homme, a répondu qu’un partenariat avec Postes Canada ne l’intéressait pas, puisqu’un groupe de travail mandaté par l’organisme avait conclu par le passé que cette piste n’était « pas viable ».

Au début des années 2010, Postes Canada avait en effet mené en toute discrétion une étude sur l’opportunité d’occuper le créneau des services bancaires, étude qu’elle avait refusé de rendre publique. Mais selon des fuites orchestrées par le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP), le document concluait que cette voie pourrait être une stratégie gagnante et payante pour la société d’État.

LA SOCIÉTÉ D’ÉTAT DIT NE PAS AVOIR ASSEZ D’EXPERTISE

Grâce à une demande d’accès à l’information, le magazine d’Ottawa Blacklock’s Reporter avait finalement pu obtenir le rapport interne de l’étude, y compris une analyse de la haute direction intitulée Banking: A Proven Diversification Strategy (Services bancaires: une stratégie de diversification qui a fait ses preuves). Problème : sur les 811 pages du document, 701 avaient été caviardées…

« D’après ce que nous avons appris, le rapport de l’étude irait dans le même sens que les recommandations du Centre canadien de politiques alternatives. Et il donnerait raison au STTP, qui défend l’énorme potentiel des services bancaires pour maintenir l’autonomie du service postal public. Or, au lieu d’approfondir cette option, Postes Canada a préféré mettre un terme à l’étude et camoufler le rapport », avait alors dénoncé Gayle Bossenberry, vice-présidente nationale du syndicat.

À l’époque, le STTP avait mis en avant le fait que plusieurs pays, comme la Suisse, la Nouvelle-Zélande, l’Italie et la France, avaient accru la rentabilité de leur administration postale en créant des services bancaires. De son côté, Postes Canada s’était défendue d’avoir subi des pressions de la part des banques, s’abritant derrière le fait qu’elle ne possédait ni l’expertise ni les moyens financiers de se lancer dans cette avenue.

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