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Économie

Desjardins prévoit une hausse modérée des taux d’intérêt

2 juillet 2014 | La rédaction | Commenter

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Dans ses dernières prévisions à moyen terme, Desjardins indique que le marché immobilier canadien demeurera « une importante source de préoccupation ».

En effet, même si ses analystes avancent l’hypothèse qu’il y aura un ralentissement graduel, ils affirment que les risques d’une « correction prononcée » demeurent présents tant que les principaux marchés de l’habitation, surtout ceux de Toronto et de Vancouver, poursuivront leur ascension.

Ils estiment également que les récents signes d’accélération de l’économie et de l’inflation montrent que la Banque du Canada s’oriente vers un resserrement monétaire, ce qui devrait entraîner une remontée prochaine des taux obligataires.

Selon le Mouvement, « il semble toutefois de plus en plus probable que les taux directeurs canadiens demeureront plus bas que ce qui a été observé au cours des derniers cycles haussiers et qu’ils pourraient plafonner aux alentours de 3 % en 2018 ».

Des « années difficiles» au Québec

En effet, le maintien de vents contraires – tendances démographiques moins favorables, finances publiques sous pression, endettement élevé des ménages – continuera à freiner leur augmentation.

Desjardins anticipe aussi un vieillissement de la population plus rapide au Québec qu’ailleurs au pays, en raison de la vague des baby-boomers qui a été particulièrement forte dans la Belle Province. Résultat, le nombre de personnes âgées de 15 à 64 ans y diminuera alors que la progression ne fera que ralentir dans le reste du Canada.

De son côté, la croissance de l’économie québécoise, qui a été en moyenne de 2,3 % pendant les 20 dernières années, tombera autour de 1,5 %.

Enfin, malgré le rebond cyclique attendu en 2014 et en 2015, qui permettra temporairement au produit intérieur brut (PIB) d’avoisiner un rythme de 2 %, « les années suivantes s’annoncent assez difficiles ».

Moins d’investissements en Chine

Par ailleurs, Desjardins juge que la vigueur de la croissance de l’économie mondiale sera influencée par deux principaux facteurs.

D’une part, les économies des pays industrialisés continueront à se remettre des conséquences de la dernière crise, « ce qui devrait aider la demande pour les matières premières et appuyer un rebond des échanges internationaux ».

Ce retour à la normale entraînera « un resserrement des conditions financières », tandis que les grandes banques centrales délaisseront les mesures qu’elles avaient instaurées pendant et après la crise.

D’autre part, estime le Mouvement, les ajustements à long terme qui ont déjà commencé à influencer négativement les taux de croissance des principaux pays émergents se poursuivront.

Ainsi, ces derniers « ne pourront plus miser autant sur les exportations et ils ne pourront plus profiter des énormes flux de capitaux encouragés par la faiblesse des taux d’intérêt mondiaux ».

En conséquence, un ralentissement des investissements est anticipé, notamment en Chine. Le Fonds monétaire international évalue d’ailleurs que la croissance potentielle du PIB chinois est en train de passer à environ 5,5 %, contre 9 % entre 2009 et 2012 et 10 % dans les années 2000.

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