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Économie

Dettes publiques : l’OCDE lance une mise en garde

7 juillet 2015 | La rédaction | Commenter

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 L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a averti vendredi que le haut niveau actuel des dettes publiques aurait un « impact négatif sur l’économie », rapporte l’Agence France-Presse.

« En grande partie due à une croissance atone, la dette publique a fortement augmenté durant la récente crise pour atteindre 111 % du produit intérieur brut [PIB], en moyenne, dans l’ensemble de l’OCDE en 2013, soit le niveau le plus élevé depuis la Seconde Guerre mondiale », a observé Catherine Mann, chef économiste de l’organisation.

« Nos travaux montrent que de tels niveaux de dette ont un impact négatif sur l’économie », a-t-elle précisé, appelant du même coup les gouvernements à adopter des « objectifs de dette prudents à moyen terme ».

Selon les plus récentes données du FMI, le Canada affiche toutefois le plus faible ratio de la dette nette au PIB parmi les pays du G7.

PRUDENCE DANS LA ZONE EURO

L’OCDE, qui regroupe 34 pays industrialisés, a établi les niveaux au-delà desquels les États se trouvent dans le rouge, et estimé que la zone euro devait se montrer particulièrement prudente.

Ainsi, l’organisation estime que, pour les pays avancés en général, le seuil de dette au-delà duquel des effets néfastes pour l’économie apparaissent varie de 70 % à 90 % du PIB, tandis que pour les pays de la zone euro, ce chiffre est compris entre 50 % et 70 %.

Selon l’OCDE, ces derniers se doivent d’être plus prudents parce que « contrairement à d’autres, ils ne peuvent utiliser la politique monétaire pour soutenir leur propre croissance », a expliqué Catherine Mann, soulignant toutefois que ces pourcentages sont des niveaux recommandés à long terme.

DETTE GRECQUE = 180 % DU PIB

Pour mémoire, les pays membres de l’Union européenne n’ont pas le droit, en théorie, d’avoir des dettes représentant plus de 60 % de leur PIB, même si ce critère n’est guère respecté.

L’organisation a par ailleurs mis à part le cas de certains pays européens particulièrement fragiles, comme la Grèce et l’Irlande, où le « niveau prudent d’endettement » s’établirait selon elle à 35 % du PIB. Or, la dette grecque représente aujourd’hui près de 180 % de son produit intérieur brut.


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