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Justice

Deux ans de prison pour un ex-représentant en assurance

11 avril 2016 | La rédaction | Commenter

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dette_emprisonner_prison_client_425-266x270L’ex-représentant en assurances Richard Longpré aura le temps de réfléchir aux dommages qu’il a causés à des dizaines d’investisseurs. Il a récemment été condamné à une peine d’emprisonnement de deux ans moins un jour, en plus de devoir payer une amende de 724 000 $ pour des infractions en lien avec des placements illégaux.

La décision du juge Marco LaBrie de la Cour du Québec est tombée le 18 mars dernier, mais a été dévoilée seulement vendredi dernier par l’Autorité des marchés financiers.

L’enquête de l’AMF a démontré que Richard Longpré, un ex-représentant en assurance de personnes, en assurance collective de personnes et en courtage en épargne collective de la région de Longueuil, a occasionné des pertes de 1,3 M$ à 34 investisseurs sur une période allant de 1998 à 2009.

L’homme a ainsi plaidé coupable à l’ensemble des 133 chefs d’accusations auxquels il faisait face, dont ceux d’avoir illégalement exercé l’activité de courtier en valeurs, mais aussi d’avoir trompé des investisseurs en leur faisant croire que l’opération financière qu’il proposait était sécuritaire et sans risque.

RELATION DE CONFIANCE

Le modus operandi de Longpré était basé sur le lien de confiance qui l’unissait à ses clients. Promettant des rendements annuels allant jusqu’à 8 % à ses victimes, le représentant déchu proposait alors à certaines d’entre elles de lui prêter des sommes d’argent afin qu’il les investisse à leur place.

Pour convaincre ses clients floués, il laissait entendre qu’il avait accès à de l’information privilégiée pour se procurer des actions de sociétés pétrolières, ce qui s’est avéré totalement faux.

L’AMF SATISFAITE

L’AMF s’est montrée satisfaite de l’issue du procès.

« La peine imposée dans ce dossier démontre une fois de plus que les placements illégaux sont des infractions qui doivent être sévèrement sanctionnées. L’impact de tels gestes est dévastateur pour les victimes, qui peuvent rarement récupérer les sommes qu’elles avaient investies en toute confiance », a souligné par voie de communiqué Louis Morisset, PDG de l’Autorité.

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