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Devise sans frontière

8 juin 2016 | La rédaction | Commenter

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bitcoin_bitcoins_450Les hauts et les bas du bitcoin, lancé en 2009, ont constitué la principale publicité, tantôt bonne, tantôt mauvaise, faite aux monnaies cryptographiques. Il en existe pourtant des centaines dans le monde, rappelle le Globe and Mail.

Totalement décentralisées, les monnaies numériques échappent aux contrôles des gouvernements, puisqu’elles ne sont pas produites par une autorité centrale. C’est d’ailleurs un de leurs objectifs principaux, rappelle Danny Wettreich, fondateur et PDG de GreenBank Capital.

L’entreprise, basée à Toronto, a récemment lancé GreenCoinX, une cryptomonnaie qui, à l’inverse des autres devises virtuelles, n’offre pas d’anonymat aux utilisateurs. Pour ouvrir un compte GreenCoinX, il faut s’identifier formellement.

EXIT LES BANQUES

L’avantage des cryptomonnaies est qu’elles peuvent être transférées partout dans le monde sans l’intervention des banques, lesquelles ne peuvent donc pas facturer de frais sur ces transactions, précise M. Wettreich.

Ces devises sont aussi facilement utilisables par les 2,5 milliards de personnes dans le monde qui n’ont pas aisément accès à une banque, mais possèdent des téléphones intelligents, comme en Inde.

Toujours selon le fondateur de GreenBank Capital, les monnaies cryptographiques deviendront des piliers importants d’une société d’où l’argent liquide aura été éliminé.

PHÉNOMÈNE MARGINAL

L’originalité de ces monnaies tient beaucoup au fait que plusieurs sont élaborées avec un objectif précis en tête. Bobby Ong, cofondateur de Coin Gecko, un site qui évalue et note ces devises, cite en exemple Dash et de Dogecoin.

La première met l’accent sur l’anonymat, en brouillant la piste des transactions, alors que la seconde vise à faciliter le versement de pourboires pour des contenus diffusés sur des médias sociaux comme Reddit ou Twitter. Une autre devise, MaidSafeCoin, est utilisée pour payer la location d’espaces libres sur des disques durs.

La révolution n’est peut-être pas pour demain, tempère toutefois Jan Pilbauer, vice-président TI et directeur en chef de l’information à l’Association canadienne des paiements. Le taux d’adoption de ces devises au Canada reste très lent et leur degré de pénétration très bas, tant chez les commerçants que chez les particuliers.

Sans compter que l’anonymat associé à ces devises augmente les risques d’évasion fiscale ou d’utilisation criminelle.

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