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Peut-on être ouvertement gai et financier?

16 février 2015 | Christine Bouthillier | Commenter

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Le vice-président aux Services juridiques de BMO Marchés des capitaux, Paul Noble

Qui a dit que le monde de la finance était réservé aux hommes blancs hétérosexuels ? Pas Paul Noble, en tout cas.

Ouvertement gai, le vice-président aux Services juridiques de BMO Marchés des capitaux croit fermement que son expérience montre qu’il est possible de mener à bien ses objectifs de carrière en affaires tout en assumant qui l’on est.

Il a d’ailleurs reçu le prix du leadership professionnel 2014 de l’organisme Out on Bay Street, qui œuvre pour le développement professionnel des membres de la communauté LGBT (lesbiennes, gais, bisexuels et transgenres). Cette récompense lui a été décernée le 11 septembre dernier lors de la cérémonie des Leaders to be proud of Awards, à Toronto.

« Je suis vraiment honoré, surtout que l’organisation Out on Bay Street fait du travail de grande valeur dans la communauté LGBT, indique M. Noble, en entrevue avec Conseiller. Ça me donne aussi de l’espoir. En tant que cadre ouvertement gai, ça m’autorise presque à servir d’exemple. »

Un milieu ouvert ?

Le monde de la finance est-il ouvert à l’homosexualité ? Sans vouloir se prononcer sur le milieu des affaires en général, M. Noble admet que d’autres membres de la communauté LGBT pourraient ne pas avoir eu une expérience aussi positive que la sienne.

« Le travail d’organismes comme Out on Bay Street est toujours très important », ajoute le Torontois.

Il n’a toutefois que de bons mots pour son employeur, BMO, où il travaille depuis 2003.

« On y retrouve de fortes valeurs de respect et d’inclusion. Je suis vraiment chanceux d’y avoir passé les onze dernières années », estime-t-il.

Meilleur pour les affaires

Accepter les employés avec toutes leurs différences est bon pour les affaires, soutient Paul Noble.

« Les employés se sentent appréciés et servent donc mieux les clients. Ça reflète aussi la diversité de la société, explique-t-il. Mélanger différentes perspectives augmente le pouvoir de l’entreprise. On prend de meilleures décisions et l’entreprise obtient de meilleurs résultats. »

C’est pourquoi BMO, comme d’autres institutions financières, a mis sur pied des groupes où les employés peuvent se réunir selon leurs affinités, tels que Waves, pour les personnes sourdes et malentendantes, ou Step Ahead, pour les gens avec des problèmes de mobilité. M. Noble est membre du groupe d’affinité des LGBT de BMO, où les travailleurs peuvent échanger, représenter BMO dans des événements extérieurs et obtenir du mentorat.

Il siège également au Conseil sur le renouvellement en matière de diversité de BMO. Avec d’autres employés d’expérience, il mesure le bilan de l’entreprise en matière de diversité et encadre toutes les initiatives faites à BMO en ce sens.

« C’est très gratifiant. J’ai le privilège de voir et de guider tous les efforts qui sont faits », conclut-il.

QUI EST PAUL NOBLE?

Diplômé de l’Osgoode Hall Law School de Toronto en 1995, Paul Noble a fait ses débuts dans une importante firme d’avocats, Torys LLP, où il travaillait dans les marchés de capitaux. Il est ensuite passé à BMO en 2003 dans le même secteur. Dès 2007, il a obtenu le titre de vice-président.

De 2008 à 2011, il a été transféré au siège social américain de BMO, à Chicago. Il y a participé à la plus grande acquisition de BMO aux États-Unis : celle de la Marshall & Ilsley Coporation (M&I Bank). Il est de retour au Canada depuis 2011 et se voit continuer encore longtemps avec BMO.



• Ce texte est paru dans l’édition de février 2015 de Conseiller. Pour télécharger le PDF, cliquez ici.
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